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mercredi, 30 avril 2008

J + 9 Qingtian, une ville chinoise particulière





C’est assez difficile de partir à la découverte d’une ville telle que Qingtian quand sa population est aussi « fuyante ». Située dans la province du Zhejiang dans une région montagneuse, Qingtian a la particularité d’avoir depuis plusieurs décennies une grande partie de sa population émigrée à l’étranger et notamment en Europe. Si la ville compte à peu plus de 250 000 habitants, il y en aurait autant qui serait parti tenter leur chance hors des frontières. Une grande partie de la communauté chinoise à Paris provient d'ailleurs de Qingtian et de sa région.  








Une émigration qui au final fait aujourd’hui la richesse de la ville. Les enfants travaillent à l’étranger et envoient de l’argent à la famille. C’est grâce à ce revenu que Qingtian s’est beaucoup développée et le pouvoir d'achat des habitants ont attiré les enseignes internationales qui sont  arrivées depuis peu : on retrouve quelques magasins de vêtements communs à nos centres commerciaux, du style Esprit et il y même un KFC ! Mais pas encore de McDo, ce qui ne devrait certainement pas tarder. Les infrastructures se sont également agrandies : ce n’est qu’en 1999 que le premier pont a été achevé. Pour la famille de Zhen qui habite de l’autre coté du fleuve Ou Jiang, il fallait plus d’une heure pour se rendre dans le centre-ville le temps de prendre un bateau. Aujourd’hui, il y a 5 ponts et moins d’un quart d’heure suffit pour rejoindre Qingtian avec les routes qui ont été construites. Une autoroute a même vu le jour récemment, reliant la ville directement à Shanghai. 





 

 


Le centre-ville, grand d'un kilometre sur deux, est composé d’une grande place où se rend toujours beaucoup de monde. En début de soirée, ce lieu devient alors une immense salle de danse à ciel ouvert ! A en juger par le nombre de restaurants, magasins et hôtels présents aux alentour, il est facile d’en déduire sa popularité. En se promenant, on trouve également des quartiers beaucoup plus populaires et pauvres, des rues plus authentiques et des stands de brochettes qui apparaissent à la nuit tombée. 



 

 


Ici, les nombreux pousse-pousse et taxis sont à la limite de se battre pour avoir des clients. Mais lorsque les Chinois émigrés reviennent pendant les vacances d’été et remplissent d’un coup la ville, ce sont alors les usagers qui se battent pour obtenir un moyen de locomotion. En attendant, je n’ai aucun mal à trouver le mien : « Hep ! Pousse-pousse ! »



 

mardi, 29 avril 2008

J + 8 Pu... naise ! J'ai perdu mon guide du routard !

Ayant un peu de temps à tuer, je voulais continuer l'ouvrage que j'avais commencé pendant mes transferts en avion. Et là, impossible de mettre la main dessus !

Deux jours avant mon départ, mes amis m'avaient offert l'indispensable Guide du routard de la Chine. Ils m'avaient même écrit des petits mots super sympas en guise d'encouragements et fait des petits dessins ! Cela m'avait beaucoup touché ! Je m'étais même demandé pourquoi je n'avais pas pensé à l'acheter moi-même : une véritable bible pour découvrir un pays, avec ses tas de conseils, d'astuces, de pièges à éviter et surtout ses modes d'emplois villes par villes.

Eh bien je l'ai tout bêtement oublié dans l'avion qui me conduisait de Shenzhen à Wenzhou ! Je me rappelle encore en train de le lire puis le remettre dans la pochette collée sur le siège devant moi parce que les hôtesses passaient donner la petite collation. Victime de ma faim ! 

Je ne pourrai donc pas relire les petits mots de mes amis quand j'aurais des coups de cafards, ni m'inspirer des itinéraires et des lieux incontournables où il faut passer...
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot ! Lorsque l'on retournera prendre l'avion à l'aéroport de Wenzhou pour Shanghai, j'irai voir s'ils n'ont pas retrouvé un livre ce jour-là. L'espoir est mince mais j'y crois... un peu... En tout cas, c'est fini ! Je ne prendrai plus de repas dans l'avion ! 

lundi, 28 avril 2008

j + 7 A Qintian, nouveau régime alimentaire... au bol de bière

Me voilà seul avec Zhen, mon ami businessman. Maintenant que le pote de Zhen et William sont rentrés chez eux, nous nous apprêtons à partir dans la ville de Zhen : Direction Qintian où l’on parle un dialecte local mais également le mandarin. Situé à un peu moins de 400 km de Shanghaï à vol d’oiseau et à trois quarts d’heures de route de Wenzhou, où nous nous trouvons, nous y resterons jusqu’à la fin du séjour de Zhen. Après toutes ses affaires, il va aller se reposer en famille.

Nous arrivons chez ses beaux-parents Zhen où nous séjournerons. Ils habitent dans la banlieue de Qingtian, séparé du centre-ville par le fleuve du Ou Jiang.

C’est plutôt un quartier calme si l’on ne prend pas en compte la route qui longe du fleuve où les véhicules ne cessent de passer pour se rendre en ville. Dans la maison, pour accéder au premier étage où nous allons dormir, il faut entrer par la petite épicerie du rez-de-chaussée.

Cette épicerie, le beau-père de Zhen n’en vit pas. Il la tient uniquement pour dépanner les gens du quartier. Ses quatre enfants qui ont tous émigrés en France et en Espagne lui envoient assez d’argent pour vivre convenablement. D’ailleurs, ses voisins, d’un certain âge également, sont dans la même situation que lui : leurs enfants ont également émigrés en Europe et leurs envoient également assez d'argent pour vivre et ne pas travailler. Du coup, ce sont des jours paisibles qu’ils passent ensemble, assis devant la boutique à discuter et à jouer aux échecs chinois.

Le soir, le quartier s’anime un peu plus. Un petit marché se met en place et les habitants s’y promène tranquillement. Sur une petite place, sono à fond, ce sont des femmes qui dansent : le but étant essentiellement de maintenir une bonne forme physique.

Quant au repas du soir, le beau-père de Zhen nous a préparé de délicieux plats. Devant moi, un bol vide, je m’attends évidemment à ce qu’il soit rempli de riz pour accompagner le repas. Mais stupéfaction, c’est avec de la bière qu’il sera rempli ! Et aucune chaque gorgée ne parvient à vider le bol : il me le remet à niveau immanquablement. Seul moyen pour qu’il arrête de me resservir est de laisser le bol plein. C’est plus qu’un peu pompette que je termine le repas. Et si je mange tous les jours comme ça, mon bide qui est déjà bien garni va tripler de volume en un rien de temps !


dimanche, 27 avril 2008

J + 6 A la recherche de cadeaux souvenirs à l'arrière d'un pousse-pousse

Dimanche ou pas, lorsqu'on est à l'étranger, les jours de la semaine n'ont plus grande significations. Et c'est tant mieux, car tôt demain matin, Le pote de Zhen va devoir nous quitter et il n'a toujours pas acheté de souvenirs. Aujourd'hui sera donc une journée consacrée à chercher les biens qu'il espérait trouver en Chine : cadeaux typiques chinois, montres, t-shirt, ceintures, baskets de grandes marques à prix cassés... Tout ceci est sur la liste des objets convoités. William, celui qui connaît le mieux la ville, est parti. Du coup, c'est un peu au hasard que nous allons chercher tout ça dans cette ville. 

Le nombre de pousse-pousse est impressionnant ! Moi qui pensais que ce n'était qu'une attraction pour touriste, je me rends compte que c'est en fait un véritable métier. Jusqu'ici, c'est la première ville où nous en trouvons ! Chaque pousse-pousse est tiré par un vélo dont le conducteur possède d'énormes mollets. Derrière chaque véhicule, un numéro bien spécifique. Il faut apparemment une licence pour exercer le pousse-pousse! Comme nous étions trois, et bien que le conducteur nous affirme le contraire, nous ne pouvions tous rentrer dans le même. Nous en prenons donc un deuxième en reprenant la formule cinématographique consacrée : "Suivez ce pousse pousse !"

Nous leurs demandons de nous emmener quelque part où nous pouvions trouver ce que nous recherchions. Nous arrivons finalement dans un sorte de souk chinois. Mais avec nos dégaines de touristes, les prix sont forcément adaptés. Alors, tout l'après-midi, Zhen et son pote luttent pour acheter finalement quelques t-shirts de très grandes marques au prix Tati. Le soir, pour fêter le départ du pote de Zhen, Zhen nous emmène dans un endroit au concept que je ne connaissais pas. On paie juste l'entrée et, à l'intérieur, il y a sauna, bains, des lits pour s'allonger, Internet, une petite salle de sport ; tout est compris. Ensuite, en option, il est possible de manger, de commander toutes sortes de massages, d'avoir son fauteuil et son écran personnels... Mais un tel concept en France coûterait beaucoup trop cher !  

Finalement, on décide de manger local ailleurs : pour faire plaisir au pote de Zhen on se fait un dernier McDo en pleine nuit  et demain matin en se réveillant, il sera parti ! 

[voici deux photos de Wenzhou : la nuit et le jour !]

samedi, 26 avril 2008

j + 5 Tous ces déplacements, c'est l'usine !


 

Décidément, en accompagnant Zhen pour démarrer mon voyage en Chine j'en aurai vu des villes différentes. Son ami William a juste quelques affaires à régler avec hommes d'affaires et nous repartirons dès ce soir pour la ville de Wenzhou. Mais avant, c' est dans une usine de jeux de société que nous nous rendons. On nous fait encore patienter des plombes pendant que ça parle affaires dans une salle où se trouvent des exemplaires des jeux qui sortent de l'usine. C'est pour éviter les problèmes. 

William, lui, se trouve parmi les grosses machines d'imprimerie. Il me demande de lui faire une petite vidéo des imposante pièces mécaniques sur place pour les montrer à d'autres collaborateurs. Et c'est avec plaisir que je m'exécute afin de jeter un coup d'oeil sur le fonctionnement de l'usine.  Je filme des grosses machines, et je finis par la salle de fabrique des pions. Des femmes, essentiellement, travaillent à la chaîne et à une rapidité impressionnante. Elles font à peine attention à nous et continue leur boulot. Je n'ose pas demander combien elles gagnent par mois !

Après cette journée passée à attendre, nous nous rendons à l'aéroport de Shenzhen. Jamais je n'avais pris autant l'avion en si peu de temps ! Nous atterrissons dans un aéroport tout petit et, à peine sortis, nous sommes harcelés par des  taxis qui nous proposent leurs services. En allant jusqu'à l'hôtel, il y a toujours autant de béton partout, mais beaucoup moins d'enseignes occidentales. Les seules sont le KFC et McDo, comme d'habitudes. 

Wenzhou est la ville de William et la ville natale de Zhen se situe à trois quarts d'heures de route. Après leurs affaires, ils viennent donc se reposer auprès des leurs. Espérons que nous bougerons moins...

vendredi, 25 avril 2008

J + 4 Une journée de touriste

Quoi de plus excitant que d'explorer cette zone de production dans laquelle se trouve notre hôtel, dans la banlieue de Shenzhen ? Mes camarades n'étant pas de cet avis, je décide de les accompagner faire le touriste dans le centre-ville, repoussant à plus tard mon projet initial.


Notre journée de farniente débute tout de même avec 25 km de trajet (et 10 euros de taxis) pour se rendre jusqu'au centre. Nous demandons au chauffeur de nous déposer dans un coin où il y a de l'électronique. Le conducteur n'a pas raté son coup :  ce sont de véritables centres commerciaux qui commercialisent toutes sortes de composants électroniques. Des centaines, des milliers de stands vendent à peu de chose près le même matérial. Mais toute cette marchandise n'est destinée qu'aux fabricants. 

Après quelques minutes de marche, nous nous retrouvons sur une grande avenue commercial, certainement l'équivalent des Champs Elysées, mais à Shenzhen ! Ici, les magasins sont spécialisés : il y a le coin où tout le monde vend des téléphones portables, celui des jeux vidéos, celui de la hi-fi. Quant aux prix, eux, ne sont pas spécialement moins chers qu'en France. 


La nuit commence à tomber et la rue s'anime de plus en plus. Des vendeurs à la sauvette sortent de nulle part ! Certains propose des fruits, des t-shirts, des chaussettes, des vélos pliables et même des ordinateurs portables ! Mais les plus nombreux sont ceux qui proposent des jouets ou des gadgets.

Nous terminons finalement notre soirée dans un bar. Enfin, un "bar-boîte de nuit" devrais-je dire : les décibels à fond mais sans piste de danse ! Les tables qui s'y trouvent sont suffisamment hautes pour poser son verre sans le faire tomber et de bouger son corps. Les prix des consommations, tout comme ceux de l'électronique, sont aussi élevés qu'en France, voire plus. Dans la boîte de nuit, ce ne sont pas forcément des touristes qui consomment, c'est plus un endroit endroit pour les jeunes Chinois aisés ! La musique ? Une chanteuse remixe en Chinois bon nombre de tubes bien connus, mais c'est l'incompréhension totale pour nous lorsque le DJ passe un morceau de Michael Youn ! Et bien entendu, le jeu de dés est là... 

jeudi, 24 avril 2008

J + 3 Une journée bizness

Nous remettant difficilement d'une soirée arrosée, nous émergeons aux alentours de midi pour manger avec les fabricants de raviolis, venus spécialement nous chercher. C'est la tête dans le sac que nous les retrouvons. Trois hommes qui étaient là hier nous conduisent vers les voitures que nous prenons pour rejoindre le restaurant situé dans un autre hôtel. Sur la route nous découvrons la banlieue de Shenzhen depuis l'intérieur de la voiture. Tout à l'air en chantier !

   

A Shenzhen, on fabrique apparement de tout ! C'est une véritable ville-usine ! Tout le long du trajet, ce sont des centaines d'ouvriers de chantiers ou d'usines qui se rendent au boulot après leurs pauses. Et que dire de ces immeuble gigantesques, certainement destinés aux ouvriers, et partout ces autoroutes en construction. Je suis persuadé que si je reviens dans dix ans au même endroit, ce sera méconnaissable !

Au restaurant, ce n'est pas dans une salle classique mais dans une pièce VIP qu'on nous invite à rentrer : une table, un grand écran et un canapé nous y attendent. Le chef cuisinier se joint à notre table pour nous présenter les plats qu'ils a préparés, notamment les fameux raviolis qui vont être négociés. 

Les types à qui Zhen a affaire ont l'air de vrais hommes d'affaire. L'un d'eux me fait même penser à un Parrain chinois tellement il parle peu. Mais quant il parle, tout le monde se tait. Les discussions ont l'air intenses mais le pote de Zhen et moi ne comprenons strictement rien. Eh oui, je ne parle pas le mandarin ! enfin, très très peu. Pendant leur conversation, je ne comprends peut-être qu'un mot sur 10. Quant au pote de Zhen, ça ne le préoccupe nullement : Dans les restaurants, on commande des plats communs pour tous où chacun pioche grâce à la partie centrale de la table qui tourne. (Contrairement en France ou les restaurant Chinois se sont adapté en faisant des menus ou des formules à volonté.) Tous ces plats ne font pas spécialement saliver Mohamed mais face à des hommes qui veulent lui faire plaisir en lui remplissant son assiette, il préfère goûter à tout pour ne pas les vexer. Pour ma part, je me suis régalé !

Le repas fini, direction les usines de raviolis. On nous montre alors comment on fabrique ces pates garnies mais également les nouilles sautés. Mais nous n'assisterons pas Mohamed et moi, à la suite de la visite : on nous fait patienter dans une salle de réunion pendant qu'ils parlent de choses sérieuses entre eux. Décidemment, j'aurai dû apprendre le chinois quand mes parents m'y forçait ! Les affaires de Zhen terminent en fin d'après-midi. Il nous expliquera que ce n'est pas finalisé mais qu'il compte importer des raviolis et des sachets de nouilles à faire sauter à la poêle. 

Pour finir cette journée, on décide d'aller se balader dans le centre-ville de Shenzhen. Cela n'a plus rien à voir avec sa périphérie : magasin Gucci de la taille d'un immeuble, panneaux publicitaires à néons gigantesques, centre commercial plus qu'immense avec sa patinoire (véridique !) à l'interieur !

mercredi, 23 avril 2008

J + 2 C'est parti pour reprendre l'avion !

Après avoir peu dormi ses dernier jours, William, le collègue de Zhen, vient nous chercher à l'hôtel tard dans la matinée. Au programme d'aujourd'hui ? Rien. Si ce n'est qu'il faut réserver des billets d'avion sur Internet pour aller à Shenzhen où les deux biznessmen doivent se rendre pour visiter une usine de raviolis. 

Ca y est, c'est réservé, nous devrons partir le soir même ! En attendant, petite visite à pieds dans les rues de Hangzhou. Nous tombons sur le parc de la ville, très connu dans toute la Chine. Pour s'en rendre compte, il suffit d'observer le grand nombre de touristes apparement Chinois qui s'y trouvent. C'est vrai qu'il fait bon s'y promener, surtout au bord du lac qui longe toute le parc. Du reste les activités ne manquent pas : promenades en bateaux, pratiquants de Tai Shi Shuan, personnes agées qui jouent aux cartes, aux dominos ou au Ma Jong, etc. Voilà une très belle promenade en attendant d'aller à l'aéroport ! Le pote de Zhen lui, paraît moins paisible : en vérité il n'en peut plus, il lui faut du café ! Pour ça, rien de plus simple, il suffit de de se rendre dans un Starbuck ! 

La nuit tombe : William, Zhen, son pote et moi gagnons l'aéroport. Il y en a pour 2 heures de vol. Shenzhen est situé à peu près à 2 000 kilomètres et le billet d'avion a coûté 60 euros. C'est parti ! Je replie bagages !

22h30. Arrivés à l'aéroport de Shenzhen, un type en caleçon et en tongues vient nous accueillir ! Il a été envoyé par les gens avec qui Zhen va négocier. Encore une heure de voiture, puis nous déplions nos affaires dans un hôtel de haut standing. On a juste le temps de s'installer dans les chambres que Zhen et William sont appelés pour rencontrer les négociateurs. Nous les retrouvons aux étages plus bas. 

On se croirait projeter dans un film asiatique ! Salon privé, écran géant, karaoké, nourriture et bière : tout est là pour passer un agréable moment ! Ce soir, c'est la fête, et pour le bizness, on verra demain ! 

Les verres de bières sont toujours pleins : dés qu'une gorgée est avalée, une serveuse prend le soin de le remplir. Et impossible de refuser les nombreux toasts que nous portent nos invités ! Et quels toasts ! Lorsqu'avant de boire, ils disent "campei", il faut avaler tout le verre d'un coup ! Et hop ! cul sec ! 

Il y a le karaoké aussi, il nous met dans l'ambiance. C'est bien connu, les Chinois adorent ça ! Sans compter ce jeu de petits gobelet avec 5 dés à l'intérieur : ça se joue en face à face... j'ai pas très bien compris les règles mais j'y ai quand même joué avec l'un des hommes que je ne connaissais pas. Chaque manche se fait en moins de deux minutes et chaque fois l'un des deux gagne la manche. Et celui qui perd... eh bien c'est simple ! il boit !

Un accueil inattendu que je n'oublierai pas de si tôt ! 


mardi, 22 avril 2008

J+1 Un premier jour décalé

Il est minuit et demi du matin, heure de Paris, et l'avion s'apprête à attérir à Shanghaï. Sur les écrans de l'avion, hotesses et stewarts font une petite démonstration d'exercices physique assis pour se remettre en forme après plus d'onze heures de vol. Ridicules pour certains, d'autres se prêtent volontiers au jeu. Le voyage aura été long et tout le monde est impatient de débarquer.

Attérissage, bagages, douane : en l'espace d'une heure il est maintenant 7h30 à Shanghai ! Et c'est une nouvelle journée qui commence sans que nous ayons pu profiter de la nuit précédente ! A la sortie, un type vient nous chercher avec sa petite pancarte. Il échange quelques mots avec
Zhen puis nous indique de le suivre jusqu'au minibus avec lequel il est venu nous chercher. 

Zhen m'explique que son collègue nous a envoyé son chauffeur : pour le moment, tout glisse !
Mais nous ne resterons pas davantage à Shanghai : direction Hangzou ! Une ville située à 2 heures de route de l'aéroport. Sans plus tarder, nous empruntons l'autoroute. Pour la petite blague, voici ce que fera remarquer Mohamed en jetant un oeil par la fenêtre du bus : "Vous avez quand même des routes chez vous !"

L'essentiel du paysage est composé de plaines avec de petites maisonnettes au style très occidental. Avec un peu d'imagination on se croirait en Seine-et-Marne ! Depuis que nous roulons, j'ai comme l'impression d'être encore dans l'avion : Sur l'autoroute, c'est simple, c'est toujours tout droit ! Même pas un petit virage de quelques degrés. C'est bien simple, le conducteur pourrait même lâcher les mains de son volant.

Mais heureusement, le conducteur est vigilent et ne lâche les yeux ni du volant ni de la route. Alors forcément, passées quelques minutes, on s'est tous endormis. 

En me réveillant, je découvre la ville de Hangzhou que nous traversons pour rejoindre notre destination. C'est une ville plus que dévellopée, avec des autoroutes suspendues dans tous les sens, des milliers de personnes dans les rues, de grosses enseignes occidentales un peu partout et, bien entendu, plein de motards sans casque. Il n'y a pas de doute, nous somme bien en Chine ! 

La suite : hôtel, dodo, puis en fin d'après-midi, le collègue de Zhen vient nous chercher. Il nous emmène dans un resto chic où toutes sortes de poissons et fruits de mer sont encore en vie et pataugent dans les aquariums. A ceci près qu'il s'y trouve aussi d'autres espèces que je n'aurais pas cru comestibles... Notre premier jour en Chine nous donne le ton de ce qui nous attend pour la suite du séjour !

lundi, 21 avril 2008

Jour J Le jour du départ

C'est parti ! Après seulement quelques heures de sommeil, le jour que j'appréhendais tellement est enfin arrivé ! Papa va au travail mais avant il me serre dans ses bras, me fait la bise et me dit de ne pas faire le fou une fois là-bas.

Le début du périple commence par.. le bus : Le 351 part de Bondy et arrive directement à Roissy-Charles de Gaulle où mon avion pour Shanghaï décolle à 13h40. Mais pour commencer mon voyage, je ne suis pas seul : Maman, mes deux petites soeurs et mon petit frère m'accompagnent. Ca fait vraiment plaisir de les voir venir avec moi ! Le bus arrive, en même temps qu' Axel qui est venu me dire au revoir. L'occasion pour lui remettre un sac d'affaires que je devais lui rendre depuis longtemps, mais apparement je fais vraiment tout à la dernière minute. Le bus s'ébranle, et m' éloigne de cette chère ville de Bondy que je ne reverrai plus avant 4 mois et demi... enfin si tout va bien !

 

Arrivée à l'aéroport. On a l'impression qu'il est tout tout neuf ! Je retrouve alors Zhen et, surprise !, il est accompagné d'un ami à lui. Ce dernier a décidé au dernier moment de nous accompagner, mais pour lui ce sera juste des vacances pour découvrir la Chine. L'enregistrement des bagages terminée, juste le temps d'une dernière course de chariots avant de dire au revoir à toute la famille. Gros pincement au coeur... Au revoir maman, salut les frangins !



Passage des contrôles, difficile passage des contrôles : la douanière applique quelque chose sur mon PC pour prélever, m'explique-t-elle, des molécules et détecter des traces d'explosifs ! Visiblement, mon ordi n'est pas une bombe artisanale, je passe : la salle d'embarquement est immense, le toit futuriste... impressionnant ! Enfin pas pour tout le monde, certains délaissent le panorama pour profiter des boutiques Duty Free.



Dans l'avion. C'est parti pour 11h30 de vol la boule au ventre : dur-dur ! Arrivée prévue à 1h du matin heure française et 7h heure Chinoise. Voilà de quoi longuement méditer  entre ces deux espaces-temps !







dimanche, 20 avril 2008

J - 1 Le dernier jour avant le départ

Ca fait trois soirs de suite que je fête mon départ ! J'ai une tête monstrueuse, un stress dingue, et encore une tonne de trucs à faire. En attendant la dernière soirée en famille, j'avais prévu d'écrire et programmer les textes pour les 10 premiers jours de l'ouverture du blog mais je n'ai encore rien fais. 

6 heures du matin, lundi matin, LE lundi ! J'écris le dernier des textes pour l'ouverture du blog. Je dois partir d'ici 3 heures pour l'aéroport, je n'ai pas dormi et je suis crevé. Heureusement j'ai pu tout finir avant de partir: j'ai passé mon après-midi à écrire, puis je suis allé voir Axel, le prof de français, pour lui expliquer la mise en ligne ce que j'enverrai (en fait c'est mon correcteur). Quand je repense à ces dernières heures :

23 heures, nouvelle fête pour mon départ

1 h du matin, Idir m'appelle pour me filer des livres sur la Chine que Serge lui a envoyé pour moi parce qu'il ne connaissait pas mon adresse... encore un truc de dernière minute !

2 h du matin, maman m'aide à plier mes vêtements... Merci maman...

A l'heure où j'écris je ne suis pas encore parti, mais lorsque vous lirez ces lignes je serais déjà en Chine depuis 10 jours... C'est vraiment étrange !

Aller, c'est parti !L'aventure commence ! Mais avant, un micro-dodo ! 

vendredi, 18 avril 2008

J - 3 L'achat du matériel... il était temps !

Depuis des mois, je m'étais dis que j'acheterai du nouveau matériel pour partir en Chine. Ca devenait franchement nécessaire, moi qui filme avec un appareil photo numérique... on ne me prend pas toujours au sérieux. En fait, je trouve ça mieux : le naturel ressort mieux chez les gens  filmés. Mais alors ? Pourquoi avoir tant tardé pour faire mes emplettes ? Peut-être la difficulté de dépenser autant d'argent d'un seul coup ! Même si j'avais économisé pour, j'ai quand même eu beaucoup de mal. Mais ça en valait la chandelle : une caméra HD et un Mac ! Le must pour faire de la vidéo !

J'avais l'intention d'achéter le matériel dans une grande enseigne pour sa qualité de service après-vente. Mais le premier magasin n'a déjà plus les deux produits que je cherche. Je tente alors ma chance au centre commercial et là Bingo ! J'y trouve mon bonheur ! Je paie et me dirige vers la réception des achats et là, comme par hasard, problème de stock... Il faut aller réccupérer un des produits dans un troisième magasin ! Finalement, je me demande si j'ai bien fait de choisir cette chaîne ; qu'est-ce que ça donnera en cas de problème de matos ? Bon, l'essentiel c'est que maintenant j'ai tout ce dont j'ai besoin.


Réveil difficile le lendemain : Mais qu'est-ce qui m'a pris d'acheter un mac !? Il y a même pas de clic droit sur la souris ! Heureusement,
Thomas, un collègue blogueur me fait une petite formation Mac et montage-vidéo sur un nouveau logiciel. Merci Thomas ! Seulement, une fois chez moi à faire mes tests, ça ne marche pas ! Tant pis, plus le temps, j'ai autre chose à faire, on embarque tout le matos en Chine et on verra bien...

mercredi, 16 avril 2008

J - 5 ( + vidéo) Une journée Bondy Blog...

Avant de partir, il y avait des choses que je tenais particulièrement à faire. Mercredi matin, dans le dernier sprint des préparations du voyage... J'ai rendez vous avec Fathi et Olivier. Vraiment aucun rapport avec la Chine, mais leurs histoire (L'affaire Abou Omar ) m'avait un peu bouleversé. Ils m'ont demandé si je pouvais leur faire une vidéo. 



En plein après-midi, j'ai encore une tonne de trucs à faire pour la journée et Nordine (rédac' chef du BB) m'appelle et me dit qu'il faut quelqu'un pour aller à Aubervilliers ce soir. Il y a un truc intéressant avec le secrétaire d'Etat Bernard Laporte qui sera accompagné d'un boxeur qualifié pour les JO. OK, d'accord ! il a su me convaincre ! J'y vais !

Je vais donc voir du coté d'Aubervilliers où se trouve John M'Bumba. Il représentera la France en boxe Anglaise, catégorie poids lourds à Pekin pendant les JO... Peut-être que je le recroiserai en août...
 


mardi, 15 avril 2008

J - 6 Le design trouvé de Chouchine.fr

Au départ, ma page d'accueil était très colorée. A la place du blanc c'était du vert pomme et c'était un drapeau français qui flottait en lieu et place de la présente bannière : Bleu Blanc avec un grand Rouge qui contenait des étoiles. Ca faisait une fusion entre le drapeau de la Chine et celui de la France. "Chou" était écrit sur le bleu et Chine sur le blanc : le tout sur une sorte de vague... En fait les gens à qui j'ai demandé ce qu'ils en pensaient n'ont pas trop osé me dire que c'était vraiment pas terrible.
 
Blessé, j'ai dû songer à trouver un autre mise en page. Pourquoi pas une ligne de métro ! cela représentait bien le projet, sans blabla. J'ai passé un très long moment pour faire l'image de la banière ! Forcément, comme c'est moi qui l'ai dessinée, je l'apprécie énormément. Ceux à qui je l'ai montrée ont trouvé que ça faisait déjà beaucoup plus professionnel et que c'était beaucoup mieux ! Ouf !

Quant au site, il n'est toujours pas prêt de fonctionner, les noms de domaines ne sont pas encore achetés. J'essaie bien de bouger les cracks de l'ordinateurs pour qu'ils me filent un coup de main, mais ce n'est pas évident car ils sont tous débordés. 

Bref, à moins d'une semaine du départ, le site Internet chouchine.com n'est toujours pas prêt.

jeudi, 10 avril 2008

J - 11 Voyage = vaccins !

Forcément lorsqu'on voyage à l'étranger, il faut se renseigner sur les maladies locales. Je prends donc rendez-vous avec mon médecin de famille pour qu'il me dise ce que je dois faire. A 11 jours du départ, c'est pas très sérieux... enfin ! du moment que ce n'est pas trop tard, ça va ! Après quelques recherches sur son ordinateur, il me dit qu'il faut un vaccin contre la rage, un autre contre l'hépatite A, et qu'il faudrait que je prenne un traitement préventif contre le paludisme. 

Pour les deux vaccins, c'est assez facile : il suffit juste de les prendre à la pharmacie et de revenir voir le medecin pour qu'il me fasse mon injection. Pour les médicaments contre le paludisme, par contre, cela me coûtera apparement trop cher. Le traitement préventif nécessite normalement  un comprimé par jour. Du coup, il me propose une autre solution:
"Vous pouvez aussi ne pas en prendre" me propose le médecin. Il me prescrit juste une boîte de médicament que je devrais utiliser si je l'attrape. 
"Il faudra prendre 3 comprimés d'un coup !
Mais comment je saurais si j'attrape le paludisme ?
- Ne vous inquiétez pas, si vous l'attrapez, vous le saurez rapidement !" m'assure-t-il.

Ma petite visite médicale me revient à plus de 150 euros sans compter les médicaments non remboursés. J'ai droit aux conseils d'usages : bien entendu il faut éviter de boire l'eau du robinet, faire attention aux glaçons et ne pas manger n'importe quoi...

vendredi, 04 avril 2008

J - 17 ( + vidéo) Ma tête au JT de TF1

Ma face au journal de Claire Chazal ! TF1 est venu faire un reportage sur le Bondy blog. Une équipe m'a suivi pendant que je faisais un petit reportage. Voilà ce que ça donne : 
 


 

mercredi, 02 avril 2008

J - 19 Yi le Chinois

Une personne que je ne connais pas me téléphone. Il s'appelle Yi, il est chinois et vit en France depuis 2003. Venu de Chine pour terminer ses études de journalisme à Science Po, il cherche le témoignage d'un Chinois. Je recale gentiement sa proposition en lui expliquant le pourquoi du comment. Mais comme il est Chinois et que je pars en Chine, je lui propose qu'on se rencontre pour parler de mon projet de blogtrotter. Hop, nous avons tous les deux un moment l'après-midi même et décidons d'aller boire un petit verre pour discuter. 
 
RDV sur Paris, je l'embarque dans un pub de Saint-Michel, lui explique mon projet dans l'éventualité où il aurait des conseils à me donner... Il me vient alors à l'esprit de lui proposer de traduire mon futur blog. Yi trouve ça assez intéréssant ! C'est sûr qu'avec 200 millions d'internautes Chinois, ça peut le faire grave. Je ne sais pas comment on procèdera mais il y a certainement un moyen ! On verra bien.

Très content d'avoir trouvé un traducteur, je lui propose d'aller voir un match de foot. L'étudiant en journalisme, aime forcément toujours tester des nouvelles choses et accepte. N'ayant aucun billet pour le PSG/Strasbourg qui débute dans quelques heures, c'est au marché au noir que nous trouvons deux places deux fois moins cher qu'au prix normal. Yi, bienvenue en France !  

Bientôt le ChouChine.com en Chinois ?

 
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