Avertir le modérateur

samedi, 31 mai 2008

J + 40 (+ audio) La Chinese East Coast : Le RAP à Shanghai !




Ce soir là on me propose d'aller dans le quartier des arts pour assister à une expo car quelques amis avaient des invitations. "En tant que bloggueur tu te dois de passer par là !"  Sauf que moi et l'art , ce n'est pas le grand amour. J'y vais quand même, mais arriver sur place avec deux heures de retard à cause d' une fille qu'on a essayer de semer (on a pris un taxi et empêché qu'elle monte mais elle a grimpé dans un autre taxi pour nous suivre, mais là n'est pas du tout le sujet de l'article)... 

Une fois à destination, l'événement est fini depuis un bon moment. On m'explique alors qu'ici, c'est un quartier de petites ruelles avec plein de galeries. On se fait alors une petite promenade de nuit devant locaux fermés. Super! 



D'un coup, on entend de la musique... d'où vient-elle ? On cherche, on s'approche, qu'est-ce qui se passe ici? Et là surprise,  un petit concert de rap! Incroyable! Je m'attendais à tout sauf trouver des rappeurs en Chine! C'est en fait une soirée marketing pour une marque de t-shirt et un groupe de rap mets l'ambiance.

J'aurai dis qu'il y a moins d'une centaine de personnes, pas tous forcément avec le style rap mais d'autres par contre d'autres on le look complètement approprié! 



Le groupe " The light of Shanghai" enchaîne les chansons, dans le public, c'est un mélange de d'adeptes de rap et de personnes qui l-ont l'air de découvrir. Entre deux chansons, le leader du groupe de rap explique alors les différents symboles qu'on forme avec les doigts pour signifier la west coast, la east coast et tout le tralala... Pour terminer avec le symbole de la Shanghai east coast ! Un moment anthologique!



 Une petite pause intervient et ensuite, c'est l'heure des battle. Le leader du groupe demande 4 rappeur dans le public. L'un vient même de Hong Kong! Et deux à deux, ils s'affrontent comme Eminem dans 8 miles! Je ne comprends quasiment rien compris de ce qu'ils se disait mais les réactions du public réagitssaux mises à l'amende. Et pour désigner les vainqueurs, à l'applaudimètre évidement! 







 La soirée ne terminera pas très tard, sur les coups de 11 heures dans mes souvenirs. En partant de cette petite soirée rap, je savais que j'allais en parler alors j'ai acheter leur CD pour vous donner un petit aperçu de rap Chinois!  Ca rap en Anglais, et en Chinois... Il y en a même un qui se prend pour Snoop Doggy Dog! J'espère juste qu'ils fonctionneront de chez vous ! 


Ayant beaucoup de mal à comprendre les paroles, je fais écouter ses quelques chansons aux personnels de mon auberge. Mais pour eux c'est beaucoup trop rapide et la compréhension n'est pas évidente non plus. Ils retiennent toutefois qu'un morceau parle d'amour, une qui représente les jeunes de Shanghai, et que les paroles restent toujours très gentils dans l'ensemble. Ce n'est pas encore aussi engagé qu'en France. Et lorsque je leur demande si on peut y entendre des injures, on me réponds : "Non, si il y a des injures les gens n'écouteraient pas!"  

                                        

                                    "The light of Shanghai"


Cliquez sur les morceaux :


Wallen Fong

Snoop Doggy Gôu

Boobaping

Sinikim

Arké Lee

M Pokora tang


vendredi, 30 mai 2008

j + 39 Oui ! Les Chinois sont imberbes !



Enfin presque ! En un mois ma pilosité faciale est restée largement clairsemée. Il suffit de regarder la photo : une petite moustache, un petit bouc avec trois poils qui se battent en duel en dessous des lèvres. Quand je pense à ceux qui ont quelques millimètres sur les joues à la fin de la journée ! Il n'y a pas à dire,  j'ai de la chance ! 




Sur le torse, pas un poil non plus, une vraie peau de bébé!  Tant mieux ou tant pis selon son opinion ! 



Très peu de poils donc mais quand même un peu sur les jambes.  Mais assez touffu aux endroits stratégiques comme les aisselles, le pubis et malheureusement dans... au... enfin là où ça fait bien chier ! 



Maintenant je peux aller me raser. 





Encore une histoire de poils...




A présent que j'ai rasé ma moustache horrible d'un mois juste pour vous la montrer, un petit coup de tondeuse sur la tête ne me ferait pas de mal ! 



En France, je me rends chez le rebeu premier prix qui se trouve près de chez moi. Quand il me demande ce que je veux, j'ai juste à lui dire "coupe court" et c'est parti, il me coupe alors à la rebeu. 



Il est temps d'expérimenter la coupe à la Chinoise ! Je me suis donc rendu dans un salon de coiffure juste en face de l'auberge de jeunesse. 


 


A l'intérieur les coiffeurs sont des hommes, mais avant qu'ils fassent chanter leurs ciseaux, c'est une masseuse qui vient s'occuper de votre tête, de votre cou et de vos épaules jusqu'aux doigts ! Pendant près d'heure, elle vous masse le cuir chevelu à la mousse, fait ses trucs bizarres de masseuses et termine par un shampoing massant. 



J'ai choisi la formule la moins chère à 20 yuans (2 €) : Massage + coupe standard + un thé. Il y a d'autres versions VIP mais je souhaite juste avoir des cheveux en moins, donc rien à cirer de leurs coupes spéciales. 



En parlant avec la masseuse, j'apprends qu'elle travaille 12 heures par jour, qu'elle a 4 jours de repos par mois et son salaire est à peu près de 1000 yuans (100 €)... 



Le massage achevé, c'est un homme qui vient prendre le relais pour me couper les tifs. Je lui dis "coupe court" mais il me dit que ça n'ira pas avec la forme de mon visage et il part chercher un modèle pour me montrer. Il revient avec un magazine et me présente ce à quoi je vais bientôt ressembler (photo en dessous). Mais je juste plus court moi ! Devant son air renfrogné, je cède et lui donne la possibilité de faire ce qu'il veut ! 




 


Il commence alors sa coupe puis, en plein milieu, s'arrête et me ramène une fiche de tarifs. Pour cette coupe très difficile à faire ce sera 380 yuans (38 €) ! AH AH AH ! La bonne blague ! Je lui rétorque alors : "Je veux la coupe à 20 yuans ! " Vexé, il termine de me couper en 5 minutes ! Il ne m'a pas eu le chenapan !



Au moment de sortir, deux masseuses se précipitent pour m'ouvrir la porte, comme lors de mon entrée. En Chine, le client est vraiment roi. Mais moi je veux pas sa coupe, juste "court" !

jeudi, 29 mai 2008

J+38 Ce type deviendra riche et célèbre... Normalement...

 

 

Voici Michael, c'est l'ami d'un ami et en discutant avec lui, je me suis rendu compte que c'était un personnage très sympathique et un peu farlelu. Normalement, il est en passe de sortir son invention avec lequel il devrait faire fortune... Je prends donc les devants en parlant de lui et s"il devient célèbre, il aura intérêt à ne pas m'oublier...



La première fois que je l'ai rencontré, nous sommes allés manger au restaurant et, en plein repas, il a sorti de son sac une petite boîte qui contenait une pomme déjà entamée et a croqué dedans ! "C'est trop salé, il me fallait un peu de sucre." Il m'a scotché ! C'est aussi le genre de type qui, quand il voit un arbre qui lui plaît, se met à grimper tout en haut sans aucune raison. Enfin si quand même : " 5 minutes d'éxercices par jour, c'est bon pour la santé." Très écolo, il préfère également descendre 4 étages en prenant les escaliers plutôt que d'utiliser l'électricité de l'ascenseur.



Son passé est tout aussi particulier. Né de parents sud-africains, son père a été en prison en se battant contre l'Apartheid. Une fois libéré, c'est en Angleterre qu'ils sont partis et que Michael est né.



A l'âge de 18 ans, il quitte l'école sans diplôme. Pour lui commence alors une vie de bohème : il part en Suisse, à Lausanne, apprendre le français, fait les vendanges dans le Beaujolais, et va même traire les vaches dans les Alpes puis travaille dans les cuisines d'un restaurant. Il s'astreint à ces boulots alimentaires pendant 6 ans afin de financer sa vraie passion : le ski. 6 ans pendant lesquels il espère devenir champion. Il a même l'espoir de représenter l'Afrique du Sud aux JO d'Hiver mais un nouveau règlement impose un minimum de points en coupe du monde pour prétendre à une sélection, ce qu'il n'a pas. 



Il rentre en Angleterre à l'âge de 24 ans où il étudie le génie mécanique. Pour vivre, il devient pizzaiolo, puis livre des hamburgers en rollers, ce qui va changer sa vie : ne pouvant skier en plein Londres, il s'adonne à cet autre sport de glisse urbaine mais commence aussi à réfléchir à une manière d'adapter les rollers à sa technique de skieur.



Une fois son diplôme d'ingénieur en poche, il part travailler pour un éditeur de logiciels de dessin 3D. En fin de semaine, il ne rentre pas chez lui afin d'utiliser l'ordinateur du bureau pour plancher sur ses propres projets pendant la nuit. 



Il rencontre alors une fille, une Indienne, avec qui il restera 10 ans et le mènera jusqu'en Chine. C'est donc le destin qui a voulu qu'il se retrouve un peu par hasard ici. Il quittera malheureusement sa compagne un an après son arrivée à Shanghai. Il se plaît cependant en Chine et travaille dans un magasin d'électronique ou donne des cours de mathématiques pour gagner un peu de sous. Il apprend la langue mais surtout compte developer son invention dans ce pays offrant de multiples possibilités.



Aujourd'hui ça fait 10 ans qu'il a eue cette fameuse idée. Un nouveau concept de rollers révolutionnaires d'après lui. Durant ces 10 dernières années, il a travaillé dessus tout en protégeant son produit et en cherchant des fabricants. Des grosses enseignes de sports de glisse seraient déjà intéressées pour le distribuer, mais malheureusement je ne peux pas vous dire de noms ni vous donner plus de détails sur le concept.



Michael l'inventeur un peu fou ... Une affaire à suivre...

 

mercredi, 28 mai 2008

J+37 Chauffeur de taxi : C'est H24 un jour sur deux! Travailler plus pour gagner plus !

                                                                                                 En Chine, les chauffeurs de taxis sont des gros bosseurs. N'ayant le droit de travailler qu'un jour sur deux comme les pousse-pousse dans certaines villes, la plupart décident d'exercer pendant les 24 heures autorisé. Il est donc possible comme le chauffeur sur la photo de faire une petite sieste lors d'un petit coup de pompe dans la journée... 



Pour les touristes (moi compris) le taxi est un très bon moyen de transport. Ils déposent n'importe où et surtout sont très bon marché pour nos portes monnaie occidentaux. Dés que l'on monte, le chauffeur abaisse l'espèce de petit panneau lumineux qui signale qu'il n'est plus libre et le compteur qui affiche 11 yuan (1,1euros) se met en route ( 14 à partir de 23 heures). Après avoir observer scrupuleusement le compteur chaque fois que je prend un taxi, ce dernier indique le nombre de kilomètres, le temps arrêté et le prix au km. C'est aux alentours de 3 km qu'il commence à augmenter, le Km lui est dans un premier temps à 2,10 yuan (0,21 €) et après 15 km passe à 3,2 yuan ( 0,32 €). Et une fois la course fini, un ticket de caisse sors automatiquement de la machine. Pour vous donner une idée, j'ai pris un taxi qui a parcouru 16,7 km et j'en ai eu pour 64 yuan ( 6,4 €). 



En discutant quasiment avec tous les chauffeurs quand je prend le taxi, travailler 24 heures sur 24 leur permettent de gagner de 200 à 500 euros par mois après avoir payer leur location. Il n'y en a qu'un qui m'a dit qu'il trouvait son salaire correct, il avait l'air bien malin en me donnant sa carte et en me disant de l'appeler si j'avais besoin d'aller à l'aéroport ou si j'avais une longue distance à faire. Tous les autres, lorsque je leur demandais si ils appréciaient leur boulot me répondaient que non : Pas assez payer, et surtout trop fatiguant ! 



Autres petites particularités, certains taxis possède un écran à l'arrière, la classe! Et chose que je n'ai vu qu'à Shanghai, les conducteurs sont protégé par une coque en plastique transparente. Ils m'ont dit qu'à Pékin c'était pareil, et qu'à présent ils ont tous changés de véhicules, ils roulent tous en Citroën! A Shanghai, ce sont toutes des Wolswagen. 



Très souvent, lors de l'annonce de la destination, ça donne :



- Bonjour, j'aimerai aller à Wunning Road ? 

- Quoi ? Wunning Road ? ça existe pas!

- WunNing Road alors.

- Non plus, connais pas!

- WunnINg Road ? 

- Non

- WUnning Road ? 

- Ah ! WUnning Road ! Fallait le dire avant! 

-   =-(





J'ai l'impression que j'ai dis exactement la même chose à chaque fois, mais le ton employé dans la langue Chinoise est très importante! Et j'ai encore un du de mal...








mardi, 27 mai 2008

J+36 Shanghai : Le passage de la Flamme olympique... Le roman-photo 2/2

Le premier jour de passage de la flamme olympique s'est apparemment déroulé sans incidents et a débutée par une minute de silence en hommage aux victimes du séisme. En terme de bilan personnel, je m'apprêtais à la voir sur deux avenues et je ne l'ai aperçue passer que derrière un rond-point, c'est-à dire-vraiment pas grand-chose. Voir la flamme en elle-même, je m'en fiche royalement. C'est surtout l'engouement autour d'elle qui est incroyable à observer. Pour avoir discuté avec plusieurs étrangers ayant vécu depuis quelques années en Chine et eu l'occasion de fêter le Nouvel an, ils me confient que le passage de cette flamme est incomparable, c'est vraiment la folie !

Voici la deuxième journée du passage d'une véritable fierté nationale...


En rentrant de cette première journée, je ne savais pas trop si j'y retournerai demain. Est-ce que ça en vaudra la peine ? Mais à la réception de l'auberge, les hôtesses s'organisent... 

Ketty est déjà venue avec moi aujourd'hui ; elle enchaîne car elle travaille de nuit ce soir de 20h à 8h. Elle a donc demandé à sa collègue de venir plus tôt pour la remplacer demain matin. Sarah  travaillera elle aussi ce soir à partir de 20 heures jusqu'à 8h. Ici, on fait les 2 douze et non les 3 huit ! Elles décident de partir pour le premier passage, et se donnent rendez-vous à 6h25 devant l'auberge. Allez ! soyons fous ! Je décide d'y aller avec elles ! La flamme parcourt des quartiers situés en banlieues de Shanghai, à trois moments différents de la journée. 

Le lendemain matin. Wang Ya, le cuisinier de l'auberge, est également de la partie. Direction Jiao tong dai xué (manque les accents, trés important !), je ne l'ai pas sur ma carte de Shanghai ! En compagnie de Ketty, Sarah et le cuistot, je prends le métro. Evidemment, c'est une fois à l'intérieur qu'on se rend compte que les filles comptaient sur moi pour savoir où aller exactement et vice-verça pour ma part. 

On demande alors aux personnes qui s'y rendent, reconnaissables au rouge de la Chine qu'ils portent sur eux. On nous donnent des indications différentes mais finalement on préfère suivre un vendeur de drapeaux. Plus d'une heure de métro, 3 changements et on arrive je ne sais où ! Nous décbouchons sur une grande avenue décorée de drapeaux de l'événement. La flamme va certainement passer. Mais mes compagnons demandent quelques infos et me disent qu'ils faut aller tout au bout de la rue !
"Viens, cours !"

 



"Doucement ! je suis en claquettes !"


Après au moins deux kilomètres de course, évidemment, la route est barrée par un passage à niveau. 


"Je veux la voir ! Laisser moi passer !" 

Forcément, les gens continuent  d'arriver et s'entassent de plus en plus dans cette impasse provisoire espérant apercevoir la flamme.

Aux dernières informations récoltées, la flamme ne passera finalement pas ici mais sur une rue parallèle. Seul moyen d'y accéder, faire demi-tour et se retaper toute la rue. Certains essayent d'apercevoir quelque chose à travers des passages fermés.

 

"Tu vois quelque chose ?" - "Non et toi ?"


On entend la la foule criée de l'autre coté, la flamme court à plusieurs centaines de mètres de nous... Mes compagnons sont dégoûtés ! Ils passent alors des coups de fils pour avoir des informations sur la troisième et dernière zone de passage de la flamme à Shanghai. Il est à peine plus de 9 heures et ils souhaitent s'y rendre dès maintenant alors que l'horaire est prévue pour  14h. Au moins on aura de l'avance ! 

Tant que j'y suis, je vais continuer avec eux ! On marche alors au moins une heure pour retrouver un bus qui nous rapprocherait, mais j'en ai marre, je les force à prendre un taxi !

"Vite ! on va être en retard ! Il ne reste que 5 heures !"


Enfin dans un taxi ! Ayant très très peu dormi ses derniers jours, je m'endors rapidement. Il y a plusieurs dizaines de kilomètres et je fais un bon dodo, tous les autres également.
Nous sommes presqu'arrivés, les filles me réveillent : "Viens on descend ! c'est bouché, on va continuer à pieds !" Sans réfléchir je descends évidement. Et là, stupeur !
"MAIS ON MARCHE SUR L'AUTOROUTE !" 


"Qu'est-ce que t'as Chou ? T'as jamais marché sur l'autoroute?" 

On descend la bretelle d'autoroute et, vu le paysage, on est pas prêt d'arriver à destination...

Il est 11heures, j'ai faim, j'ai mal aux pieds à cause de mes claquettes. Petite pause déjeuner dans un 4 étoiles.

"Allez mon gros ! Viens manger ! On t'as pris 2 bols de riz !"

Après avoir bien mangé, je demande les toilettes. La restauratrice m'explique alors que les plus proches sont situés dans l'hôpital qui se trouve derrière. Chouette ! 

Après le ventre et la vidange, il faut repartir ! On prend alors un bus et mes compagnons me rassurent qu'il nous y emmènera directement en à peu près 40 minutes. 

Lui c'est le type qui s'occupe de vendre les tickets de bus. Il est assis juste à côté de la porte arrière et personne ne lui échappe! Tout le monde passe à la caisse ! 


"T'es pas en France bonhomme ! Tu paie pas, je t'arrose !"

Le bus fait sa route, son chemin, son destin mais comme de par hasard... Badaboum ! Patatrac ! Ploom ! Une violente secousse. Le bus a percuté le vehicule de devant. Terminus ! tout le monde descend ! On se retrouve au bord de la route au milieux de nulle part...



Certains ne perdent alors pas de temps

"Approchez ! Approchez ! Le seul vendeur de drapeaux au bord de la route !"


D'un coup j'entends : "Chou dépêche toi ! viens !" Non, on va pas encore courir quand même ! Heureusement non, mes amis ont fait de l'auto-stop, ça va, on va juste monter dans la voiture d'un inconnu ! L'aventure continue...

"Pourquoi je les ai laissés monter ? Ils ne m'inspirent pas confiance..."


"Pourquoi il nous a laissés monter ? Il ne m'inspire pas confiance..."


Enfin ! nous arrivons ! On remercie notre Joe qui nous a gentiment déposés, et miracle, j'aperçois pour la première fois des barrières, signe que la flamme va passer ! 



"Photos ! Photos ! Photos ! C'est dans nos gênes !"


"Lâche ce drapeau !" - "Non ! Il est pour moi !"


Mes charmants compagnons, malgré qu'il y ait les barrières, n'apprécient pas l'endroit ! Il faut quelque part avec du monde et de l'ambiance, mais pas trop pour pouvoir voir quelque chose... On marche encore et encore et toujours... Et finalement, on tombe sur une partie du parcours où beaucoup de groupes, venus d'un peu partout, assistent à l'événement.


"Le gang des drapeaux"


"Le gang des jupettes"


"Le gang des grands-mères à tambours en visières"


"Le gang des cerceaux"


"Je voulais pas un drapeau, je voulais des bonbons !"

Bien évidement, chacun ses petits business.

"Qui veut des nouilles instantanées ?!"



Madame, elle récolte les bouteilles en plastique pour les revendre une misère au Kg.

Et enfin, un car arrive. A l' intérieur plusieurs relayeurs font coucou aux spectateurs ! Les fillessont hystériques à la vue de la star de cinéma locale : Liang Jia hui.


"Lève ton pouce ! T'auras un pousse-pousse !"

Je comprends enfin le fonctionnement du relais de la flamme olympique. Tous à bord du car, c'est quand il veut et surtout où il veut qu'il s'arrête. Il déverse quelques athlètes à peine, à une cinquantaine de mètres l'un de l'autre, il se passe la flamme pour les photos et caméras et tout le monde remonte dans le car qui fait apparemment la majorité du trajet. Du coup, beaucoup de personnes venant voir le passage de la flamme ne voient passer que le car. 

Cette fois-ci, c'est pas sur un tabouret mais sur un arbuste que je me suis perché ! Je suis également beaucoup mieux placer que les dernières fois et j'ai réussi à me mettre devant un relayeur qui attend la flamme. Mais aucune idée de qui ça peut bien être.

 

"Aie ! Tu me fais mal ! Descends !"


"Mince, je n'aperçois pas ma famille !"

"Nous sommes les petits bonhommes bleus, allume ta torche et pas de blagues !"

" Merci de m'acclamer ! Mais je ne comprends pas votre langue ! "

Cinquante mètres plus loin...

"Fais gaffe, c'est chaud ! "


Voilà, c'est tout ! J'ai enfin vue cette flamme de près ! Finalement c'était pas si compliqué que ça ! 
A présent, la mission est de retrouver mes camarades Pas facille avec tout ce monde, il faut que j'essaie de les repérer grâce à leurs visières rouge !



Après les avoir retrouvés et plus d'une bonne heure de galère pour monter dans le bon bus, nous rentrons. Le bus fait une bonne trotte pour nous emmener à une centaine de mètres de l'hôtel ! Quand je pense à tout ce que l'on a fait pour arriver là-bas alors qu'un bus nous y emmenait directement... 
Enfin bon, finalement ce fut une super journée! 


La première journée.

lundi, 26 mai 2008

J +35 Shanghai : Le passage de la Flemme olympique... Le roman-photo 1/2

La flamme olympique est passée hier avec deux jours de retard dus aux trois jours de deuil national destiné aux victimes du terrible tremblement de terre. Pour les Shanghaïens, ce fut une véritable prise de tête pour l'apercevoir ne serait-ce que quelques secondes. Et pas évident du tout, du tout.

Pour ce premier jour à Shanghai, la flamme sillonne aujourd'hui 4 quartiers du centre-ville. Etonnamment, aucun trajet du parcours n'est disponible. Sur Internet, on ne trouve que les horaires et les périmètres interdits aux véhicules. Le seul moyen d'apercevoir la flamme, se rendre dans ses zones aux heures indiquées. 

J'avais repéré une estrade pour accueillir le relais dans le parc de People Square. Il se situe dans la première zone de la journée, interdite aux véhicules de 5h30 à 8h30. Trop tôt pour moi, mais je décide quand même d'y aller...


Je pensais partir de l'auberge vers 6h30, mais finalement très en retard sur ce que j'avais prévu, je décide de prendre une "moto-taxi".



"Allo ! Tu connais pas la meilleure !? Mon client voulait un casque!"

Mais non, c'est pas vrai, en fait les motos-taxis proposent des casques. Certes ce sont des casques en plastique épais de 5mm... mais ce sont des casques. Arrivés sur place, des cars barrent la route ainsi de nombreux policiers. Interdiction de rentrer sauf si tu travailles dans la zone et que t'as quelque chose pour le justifier. 


"Toi t'es en baskets, ça ne sera pas possible !"

Je fais le tour pour essayer de trouver un passage, mais c'est bloqué partout. 

"Garde à vous!"


Des vendeurs de drapeaux sont également à l'affût aux abords de la zone. 

" Eh ! Tu me prêtes ton vélo ?" - "Attends, on me prend en photo !"


"Barage double épaisseur pour une meilleure isolation"

Finalement, je ne peux plus continuer à faire le tour, l'avenue est protégé des deux cotés par les policiers. Cela ressemble fortement à l'attente du passage de la flamme,où les gens on l'air de s'impatienter. Mais au bout de 10minutes, ils se mettent à faire une rangée transversalement à la rue et ne font plus que prolonger la zone de sécurité. 

"Allez! on se donne la main ! On va jouer aux poissons et aux pêcheurs !"
 

Mais les policiers se rendent compte que le barrage humain est mal fait, plusieurs dizaines de personnes en ont profité pour rentrer dans la zone. Mais très vite, cette fuite est colmatée. 

"Je suis coincé ! aide moi !"


Des familles, des amis, sont alors séparés par un mur humain... Une tragédie...

"Nos deux mains l'une dans l'autre... Qu'est-ce qui nous arrive ?"

Et puis finalement, ils laissent passer quelques personnes, j'en profite bien évidemment.



Maintenant que je suis rentré dans la zone, c'est très bien, mais à quoi ça me sert ? Du coup, j'avance, espérant trouver un relayeur de la flamme olympique qui me demanderait son chemin...
Les rues sont vides, et d'un coup, je croise pleins d'étudiants ! Ils étaient invités et ont vu la flamme olympique ! Zut ! Je le sentais... ce que je craignais s'est produit... tout ça pour rien, j'aurai pu dormir jusqu'à midi... Je me dirige quand même vers l'estrade dans le parc de People Square.

"Etudiantes en décoration intérieur, option rideau"

 
  


La rue archipleine habituellement est complètement vide. Pas grand monde autour de moi, cool...


J'arrive sur l'esplanade, c'est bel et bien fini, il n'y a plus personne et l'estrade est en train de se faire démonter.


Apparemment il devait y avoir du beau monde !


Je ne vais pas moisir ici et je reprend ma route. J'aperçois au bout d'un moment deux cars mis au travers de la route, je passe entre les deux et je tombe en fait de l'autre côté de la zone par laquelle je suis entré. Mais on m'invite à ne pas rester là. 



Je m'en vais, et je trouve un coin où je pourrais certainement enfin voir la flamme olympique. Vu le monde qui attend et le dispositif de sécurité, si la flamme ne passe pas là... Ce serait complètement débile ! Des voitures et des cars officiels passent devant une foule de plus en plus impatiente. 



"Le premier policier qui regarde à droite à perdu ! "


J'attends, j'attends, j'attends, la foule pour patienter crie : "Allez la Chine !"
Et finalement... rien ! Les barrages humains arrêtent de se donner la main et tout le monde comprend que la flamme ne passera pas ! La circulation reprend. Mais c'est quoi cette histoire ? Vous comprenez mon titre à présent ?!



J'en ai ras le cou, je rentre ! Je vais faire juste un petit tour et prendre le metro. Je croise des Canadiennes très bonnes... supportrices de la Chine !

 

Les forces de l'ordre vont rejoindre les autres points de passage de la flamme, ils sont très mobiles, en avant les histoires !



Arrivé à Nanjing Road où je vais prendre le metro, c'est un monde fou que je trouve, et des vendeurs partout partout !



"Avec mon nouveau t-shirt je me sentirai plus intégré!"


"J'en ai vendu pleins ! J'ai la banane !"


"Je te transmets mes ondes positifs, mon fils..."


Je rentre finalement à l'auberge complètement crevé. J'hésite énormément à retourner pour essayer de voir cette satanée flamme ! Je raconte ma matinée aux filles de la réception et du coup, celle qui ne travaillent pas cet après-midi souhaitent y aller ! Eh bien pourquoi ne pas y aller tous ensemble !

Je leurs montre les différentes zones et horaires, et c'est parti !  Avec Jerry, Ketty, Carrie, direction le 4e et dernier quartier où la flamme va passer, le quartier des affaires. 

On prend le métro tous ensemble et une fois arrivé, c'est la folie ! Des vendeurs partout encore ! Les Chinois sont d'un patriotisme incroyable !

"Je crie plus fort ! Achetez mon drapeau !" 


"Arrête de crier ou je t'embarque ! "


"J'ai mal aux yeux, j'ai l'impression que ce t-shirt est orange"


"Achetez mes souvenirs ! Ils sentent bon !"


Cette fois-ci, contrairement à ce matin, la flamme devrait certainement passer. A une centaine de mètres, des barrières et un cordon de policier contiennent la foule. Nous sommes au niveau d'un carrefour et si la flamme passe de l'autre coté, on ne verra pas grand chose! Le but du jeu est de trouver une place avec la meilleure vue possible. Une vague rouge est prête à accueillir la flamme. 




"Allez la Chine!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"


"Pourquoi tu me regardes ? Qu'est-ce que tu veux ? "

"Et toi ? T'as un problème ? Tu veux qu'on se tape ?  "



Il fait chaud, très chaud... près de 35°C, les parapluies servent de parasols.

"J'espère qu'il ne va pas pleuvoir !"


"J'espère qu'on va gagner !"


"Zut, je ne retrouve plus mon chemin !"


Lui, il a tout comprit ! Il vend des tabourets pour les personnes qui ne voient rien !


Et moi, je me suis fais avoir ! mai j'ai une très bonne vue à présent Pour mes claquettes, c'est sans commentaires. Cest parce que j'ai mis mes chaussettes propres au sale par erreur !


Des camions publicitaires font leur apparition ! C'est sûr, la flamme va passer ! Si la flamme ne passe pas, je balance mes claquettes ! Mais c'est de l'autre coté du rond-point ! Tant pis !
Avec mes yeux de myope je ne verrai rien, je suis donc obligé de regarder avec le zoom de mon appareil !


Merci pour toute cette ferveur, mais je vois pas grand chose...


Ca y est! j'aperçois sur mon écran une relayeuse ! 


Ensuite elle va traverser le rond-point, d'où je suis, je ne verrai strictement rien !
Et de l'autre coté, c'est un homme qui sors du rond-point ! Génial ! On a tout raté du passage à témoin !


On a rien vu à cause du rond-point, et toute manière il fallait des yeux avec zoom... tant pis, on se consolera avec cette torche ! Les gens n'ont rien vu mais n'ont pas l'air en colère, ils sont même contents !


"Aidez-moi! Je suis perdu !"


"Cool ! Une photo exotique avec des blancs !" - "Cool ! Une photo exotique avec des jaunes !"


"Excusez-moi, c'est par où Lisbonne ?"


La police veille de tous les côtés.


"Prends-en ! c'est de la bonne !"


"T'es plutôt pas mal dans ton genre !" - "Arrête, je suis gêné !"


Alain Afflelou Chinois

Voilà, cette première journée avec la flamme s'achève... Cela m'étonnerait que je retourne demain essayer de voir la flamme. Trop chaud, trop de monde, trop de temps perdu... Pour vraiment pas grand-chose... Mais finalement, c'était bien sympa cette journée !

vendredi, 23 mai 2008

J + 34 Un restaurateur français surveillé comme de l'huile sur la flamme... Olympique !

René-Pol est le responsable du restaurant "Le Platane" à Shanghai, au sein de la concession Française. Ce Français de 25 ans reçoit la visite d'officiers Chinois quelques jours avant  le passage de la flamme olympique dans la ville. Son établissement se trouvant sur le trajet du relais, les autorités viennent inspecter les lieux et donner les instructions pour le jour J : la flamme passera aux alentours de 8 heures, et René-Pol devra être présent dès 5 heures du matin. Même s'il n'arrive habituellement qu'aux alentours de 10 heures, mieux vaut pour lui qu'il soit au rendez-vous. 


Vincent arrive donc ce vendredi  à 5 heures comme prévu, les officiers sont  également arrivés et procède à une fouille minutieuse qui n'a pourtant pas lieu dans les autres restaurants tenus par des Chinois. Dans le restaurant juste en face du "Platane" on a juste jeté un coup d'oeil, René-Pol en a eu confirmation auprès de ses collègues. 



Une fois inspecté, tous les volets sont fermés et René-Pol est contraint de ne pas se rendre à l'étage qui est gardé par un homme. Deux autres sont chargés de surveiller René-Pol au rez-de chaussée. Heureusement qu'il a pris soin de ramener son ordinateur car il a plus de 3 heures en compagnie de deux policiers qui le fixe en permanence. 


L'un d'eux rejoint l'étage supérieur, laissant le jeune Français avec l'agent chinois. Ils finissent finalement par discuter ensemble, et s'ils ne deviennent pas les meilleurs amis du monde entretiennent une relation cordiale. L'agent chinois a compris que son interlocuteur n'était pas un terroriste et lui autorise alors à se rendre à l'étage pour regarder le passage de la flamme olympique, mais interdiction formel d'ouvrir les volets ! Il y aurait des snipers ! Bluff ou pas ? Dans le doute, René-Pol filme le relais à travers les stores. Le policier chinois avec qui il a passé trois heures à discuter est d'ailleurs repassé un peu plus tard avec une clef USB pour avoir un souvenir de cette flamme qu'ils ont partagée ensemble.


 




René-Pol : De l' Aveyron à la restauration à Shanghai.


 


Comment René-Pol, ce jeune de 25 ans, a atterri à Shanghai en tant que responsable d'un restaurant ? Et pas n'importe quel restaurant ! 



En me rendant sur place, je n'avais aucune idée de ce qu'il tenait. J'avais juste lu la veille sur un forum qu''il serait inspecté et qu'il devait ouvrir à 5h. C'est en arrivant devant la devanture que je compris que mes claquettes et mon jogging n'était vraiment pas appropriés.. C'est sur un restaurant de haute gastronomie que je suis tombé, situé dans la concession fançaise, avec ses constructions à la fançaise et ses arbres venus de France. 
Je rentre, "bonjour, c'est moi qui t'ai envoyé un mail demandant ton adresse", et c'est parti pour un petit entretien. 


Après un CAP et BEP Cuisine, un bac technologie hôtellerie et un BTS d'art de la table, René-Pol débute sur la côte d'azur puis part travailler 3 ans à Londres où il rencontre son futur associé. Provenant de Singapour, ce dernier lui propose de monter un restaurant haut de gamme à Shanghai et 2 mois plus tard, en novembre 2006, il s'envole pour la Chine. 


 


Arrivé sur place, l'établissement est une véritable ruine à l'intérieur. Ils mettent l'argent nécessaire pour le rénover comme ils le souhaitent jusqu'au moindre détails : des murs en soie peints à la mains aux serviettes importer d'Italie, rien n'est laissé au hasard. Et 6 mois plus tard, les premières tables pouvaient être servies


C'est le choc des cultures. Avec ses trentaines d' employés, tous Chinois, les débuts sont difficiles. Quand un Chinois qui ne connaît que la cuillère classique locale, passe à 7 cuillères différentes, il faut du temps. Le plongeur également. La première fois, René-Pol trouvait que les assiettes brillaient vachement mais en les touchant elles étaient grasses. Il s'est alors rendu compte qu'il faisait simplement passer un puissant jet d'eau sans produit. D'ailleurs il n'avait pas complètement tort, c'était gras, mais c'était propre disait-il. Des choses qu'il a donc dû tout reprendre avec ses employés. 



Mais le plus gros boulot fut certainement l'apprentissage de la gastronomie française, ses goûts, ses saveurs, ses manières de la savourer. Pour leur transmettre son savoir, il organise des concours, par exemple celui qui vendra le plus de coupes de Champagne et leur font gagner un dîner dans le restaurant même. Ensuite, René-Pol s'occupe de les servir comme il aimerait qu'ils servent les clients, la manière de servir tel plat avec tels suggestions... ce qui permis de leur apprendre des choses et de leur offrir un sacré repas. 


 


Un choc des cultures qui concerne également les clients : Lorsque qu'un Chinois attrape une cuisse avec les doigts, René-Pol n'hésite pas à lui expliquer les démarches de la dégustation. Pour les produits, la maison exige le meilleure. Pas de poisson ni de boeuf locaux, il est très courant que les produits soient retournés au fournisseur. 


Cette belle aventure continue pour ce jeune de 25 ans qui avec son associé a ouvert deux autres restaurants du même calibre à Shanghai. Les débuts n'étaient pas simple, mais en Chine quand ça marche, ça peut aller très vite ! 


Aujourd'hui René-Pol se plaît à Shanghai, il s'est trouvé une copine locale et malgré ses 12 heures de boulots, 6 jours sur 7, il n'envisage pas pour le moment de retourner en France.  Si vous êtes de passage à Shanghai et que vous savez apprécier la haute gastronomie, comme Bill Gates, venez vous régaler ! 


 


Le Platane : 373, Huang Pi Nan Lu, Near Xing Ye Lu Shanghai 200021

jeudi, 22 mai 2008

J + 30 Deuil à Shanghai : La flamme devait passer, mais la musique s'est arrêtée...




Il est presque 7h30 et en attendant l'ouverture du petit déjeuner, je parle à Ketty, la fille de la réception. Elle était de garde toute la nuit et va bientôt pouvoir aller dormir. Pendant son service de nuit elle a le droit de dormir, mais me dit qu'elle est restée éveillée. "Qu'est-ce que t'as fait alors ? ", lui demandé-je. Ketty m'explique qu'elle était sur Internet, qu'elle a regardé des informations sur le séisme et qu'elle s'est mise à pleurer toute seule une bonne partie de la nuit. Elle ne connaît personne dans la région ravagée, mais elle se sent pourtant plus que concernée par les événements. De même, à tous les employés de l'hôtel à qui j'ai posé la question, aucun n'avaient de proches victimes du séisme, mais tous sont bouleversés et ne parlent que de ça.


Avec ces trois jours de deuil national que vient de vivre le pays, l'ambiance ici à Shanghai a vraiment été particulière. Trois jours où seuls les restaurants et magasins d'alimentation ont été ouverts, alors que les cinémas, les piscines eux étaient fermés. Pour ce qui est du reste, chacun faisait un peu à sa guise suivant ses possibilités, ses nécessités, ou sa conscience. Si l'on s'attendait à ce que les transports continuent de tourner, on peut tout de même s'interroger sur l'ouverture des magasins de vêtements. 


Je me suis rendu en ville pendant ses trois jours : il y avait beaucoup moins de monde que d'habitude dans les rues sauf dans les lieux touristiques toujours aussi fréquentés. D'ailleurs, grand nombre de marchands ambulants se sont mis à vendre des drapeaux, des t-shirt, des autocollants à l'effigie de la Chine prétextant que l'argent ira dans les caisses d'aides aux victimes. Certains ont l'air sérieux, d'autre moins surtout lorsqu'ils vendent en même temps des produits dérivés des JO. Mais difficile de reconnaître les vrais des faux vendeurs humanitaires. On se croirait au abords d'un match de foot !


Coïncidence, la flamme olympique devait justement passer à Shanghai le 20 et 21 : elle aussi s'est recueilli en s'arrêtant trois jours ! Dans le parc de People Square, l'estrade aménagée pour l'occasion est restée intact, le plastique recouvre encore les marches en moquette rouge et les Shanghaïens passent devant, déçus qu'une partie du rêve soit devenu cauchemar. Dans le parc juste à coté, qui est habituellement bien rempli, il n'y avait pas grand monde. Les quelques manèges et jeux pour enfants étaient fermés. Toutefois, les adeptes des jeux de cartes sont présents à leurs tables. 


Je me suis également demandé si le Zapatas, cette boîte de nuit qui est un repère pour les expatriés serait fermé ou non ? Allait-elle considérer qu'ayant une clientèle étrangère elle pourrait ouvrir ? Sachant que s'ils ferment 3 jours ce serait un sacré manque à gagner pour eux ? Je suis donc allé jeter un coup d'oeil pour voir si ça allait être la folie comme d'habitude ou si je trouverai les grilles fermées ?  Eh bien ni l'un ni l'autre. En arrivant, le Zapatas était bien ouvert, il y a même davantage de personnes que d'habitude dans le grand jardin et beaucoup moins à l'intérieur. Pas de musique ce soir, juste des gens venus pour discuter. 


Pas de musique ici, ni ailleurs. On ne l'a plus entendue depuis le début du deuil. Je m'en suis rendu compte au bar de l'auberge qui d'habitude diffuse toujours du son. Je croyais qu'ils avaient oublié, alors par réflexe, je me permets de pousser le bouton. Catastrophe ! La fille accourt en s'écriant : "Pas de musique pendant trois jours !"




A l'auberge, les caisses de dons font à présent un peu plus de bruits lorsque je les secoue. Et dès que quelqu'un y met une pièce ou un billet, l'employé joint ses deux mains et fait un hochement de tête sincère pour remercier le donateur. Touché par le comportement des employés, je leur ai acheté des petits autocollants en forme de coeur du drapeau de la Chine, et leur en ai collé un à chacun au niveau de la poitrine.

 


Les trois jours de deuil sont à présent terminés. Minuit vient juste passer dans le bar de l'auberge qui est plein à craquer, la musique repart et dés demain à Shanghai, la vie normale reprendra...



lundi, 19 mai 2008

J + 28 Lundi 19 mai 2008 14h28 : La Chine se fige pour ses victimes



 


Shanghai, une semaine après le séisme dévastateur, c'est toute la Chine qui s'apprête à rendre hommage au victimes. 3 minutes de commémoration nationale sont prévues. Il va être l'heure, je me place alors près de la station de Jing'An Temple. On peut voir que tout le monde attend ce moment. Des magasins et des bureaux, les employés, les cuisiniers, les vendeurs; tous sont sorti dans la rue pour participer. 



14H28, l'heure à laquelle le séisme a eu lieu et l'heure à laquelle débute ses trois minutes de silence. 


Chacun regarde sa montre, il est l'heure, et malgré les milliers de personnes autour de moi, c'est un silence impressionnant qui envahit tout le quartier. Soldats, policiers, cuisiniers retirent alors leurs couvre-chefs, tout le monde s'est arrêté pour se recueillir. 



Le silence est encore quelques instants couvert par les voitures qui, les unes après les autres, s'arrêtent.

Avec leurs radio, les chauffeurs des nombreux taxis ont été informés de l'heure précise de l'évennement.

Et en cet instant commence une extraordinaire symphonie de klaxons, hommage vibrant et puissant aux victimes, dans un paysage complètement immobile.


Pas un seul mot n'accompagne ce concert. Impressionnant, surréaliste, l'hommage est plus que réussi et a été respecté par chacun.



14H31. Comme si le temps s'était figé pendant 3 minutes, comme si quelqu'un appuyait sur le bouton play, la vie reprend en Chine. Les Klaxons se sont arrêtés, les voitures sont reparties et les gens se sont remis à marcher comme si rien ne s'était passé. 



La Chine va être en deuil pendant ces trois prochains jours. Cinémas, piscines et tout ce qui touche aux loisirs seront normalement fermés et le parcours de la flamme olympique, qui devait passer à Shanghai, va également être suspendu pendant cette période. 

dimanche, 18 mai 2008

J+27 Faux billets : Je me suis fait avoir !



Lorsque j'ai tendu ce billet de 50 yuans (5 €) à la vendeuse de brioches, et celle-ci m'a répondu : "Désolé, c'est un faux ! " Non ! Je me suis fais avoir ! "Vous êtes sûre ?" lui dis-je, et son collègue à 2 mètres me répond à sa place : "Je le vois d'ici que c'est un faux ! " Je suis sûr qui'il mentait lui par contre ! 


Je me suis donc souvenu. C'est cet en...flûre de bâ...tracien de sa mè...che de moto-taxi qui m'a refilé ce billet ! Je me rappelle très bien avoir eu un doute. Le papier était inhabituel. J'ai vérifié l'hologramme qui était normal, je sentais les reliefs des dessins, je m'étais donc dis qu'il devait être neuf. 

Je suis retourné plus tard dans la journée à la station de métro près de l'auberge, où beaucoup de moto-taxis attendent les clients. J'espérais le retrouver, mais rien. Les autres motos-taxis me dirent alors qu'il ne travaille pas là habituellement. Me suis donc fais avoir comme un touriste. J'en suis quasiment un d'ailleurs...

Je n'aurais peut-être pas dû me moquer de mon pote Vincent à qui on avait refusé un faux billet de 10 yuans (1€). Mais j'aurais dû être beaucoup plus vigilant, car en Chine, tous les commerçants vérifient scrupuleusement tous les billets qu'on leur donne. 

Sinon, c'est tout. 

Petites infos sur la monnaie Chinoise

RMB : Le renmibi dite "la monnaie du peuple" ou "la devise du peuple", c'est pareil. La monnaie est le Yuan. 1 Yuan se divise en 10 maos, même si sur les pièces est écrit "jiao", et 1yuan se divise aussi en 100 fens. Mais les fens commencent à disparaître de la circulation. Personnellement, je n'en ai jamais eu l'utilité. 

1 yuan est égal exactement à  0,09312 €. Mais pour faciliter mes calculs et y ajouter les frais de commission je me fixe un cours personnel de 1 yuan = 0,1€.

Le plus gros billet existant est de 100 yuans soit 9,312 €. Les liasses de billets deviennent donc vite impressionnantes. Dans les distributeurs, il est possible de retirer au maximum 2 500 (232,8€) ou 3 000 (279,36€) yuans selon les banques. On se retrouve donc avec 25 ou 30 billets d'un seul coup. 

Sur le recto des billets, figure le portrait de Mao Zedong et au verso, ce sont des lieux historiques de la Chine. Je ne vais pas tous vous les faire, mais j'ai juste envie de vous en faire un. Devinez, que représente ce paysage sur ce billet ? 


C'est le palais du Potala ! Situé à Lhassa au Tibet. 

Voici la liste des billets existants en circulation : 

100 yuans = 9,31€

50 yuans = 4,65€

20 yuans = 1,86€

10 yuans = 0,93€

5 yuans = 0,46€

1 yuan = 0,09€















Les pièces :

1 yuan

5 maos = 0,04€

1 maos = 0,009€

Billets et pièces en voie d'extinction : 

billet de : 

2 yuans = 0,18€

5 maos 

2 maos = 0,018€

1 mao

pièces de :

5 fens = 0,004€

2 fens = 0,0018€

1 fens = 0,0009€

samedi, 17 mai 2008

J + 26 L'auberge espagnole shanghaïenne

    



A Shanghai, l'auberge de jeunesse est un lieu où les rencontres se font assez facilement. C'est sur Internet que j'ai réservé au dernier moment et l'un des critères sur lequel j'ai choisi celui là plutôt qu'un autre fut  le fait qu'il était le plus grand de Shanghai et près d'une station de métro. On y croise vraiment toutes les nationalités : de l'Irlandais au Paraguayen, en passant par l'Anglais et le Japonais, ou encore l'Australien, sans oublier la Kazakh, la Polonaise et bien évidemment  des Français et des Chinois ! 



Dans un cadre conçu pour accueillir une clientèle venue de tous les coins du globe, l'auberge dispose d'un bar  qui est en fait un espace de rencontres avec grand écran, billard, musique occidentale, jeux vidéos et Internet gratuit. Et pour faciliter le tout,  les employés, tous Chinois, maîtrisent l'anglais. Des dortoirs de 8 personnes aux chambres solo à partir de 50 yuans (5 €) la nuit, les prix sont loin d'être exorbitants. Et sur la table de la chambre, un petit écritaux indique : "Yes to life, not to drug" ! Une évidence !



Petits portraits de quelques rencontres :




Le Français amoureux de la Chine



Vincent a 31 ans, c'est le Français que j'ai rencontré dés mon premier jour à Shanghai : depuis c'est mon "assos'". Il parle beaucoup mieux chinois que moi et m'énerve lorsqu'il faut qu'il me traduise quelque chose que je n'ai pas compris. 

Après des études de droit et de management, il décide un jour de quitter un boulot ennuyeux et de partir a l'aventure. 

Cela fait plusieurs années qu'il s'intéresse à la Chine et a vécu près 2 ans dans le pays. Pourquoi la Chine ? "des trucs incroyables vont se passer en Chine dans les prochaines annees, je veux y etre", repond-il! 

Le mandarin, il espère le maîtriser d'ici quelques annees et devenir trilingue (il maîtrise déjà parfaitement l'anglais). Pour cela, il suit des cours ici, à Shanghai, et a réussi à negocier un tarif intéressant au mois à l'auberge. 

Pour le moment, il vit de ses économies faites en France et envisage de trouver un boulot en Chine en rapport avec ses compétences. Quant à la France il n'a aucune envie d'y retourner pour le moment.

Son avenir, il l'espère ici en Chine. 






La serveuse de sourires




Monica a 22 ans et travaille au bar de l'auberge. Quand je la regarde travailler, elle est tellement soigneuse, sérieuse et malgré ses 60 heures de travail hebdomadaires pour un salaire mensuel de 1 000 yuans (100 €) elle ne rechigne jamais. J'en suis d'ailleurs admiratif et j'adore discuter avec elle. Elle me pose des questions sur la France et c'est tout gêné que je lui explique qu'en travaillant  35 heures par semaine au McDonald, on gagne à peu près 10 fois plus qu'elle. Je suis aussi très gêné lorsqu'elle me demande le prix de mon ordinateur car elle souhaiterait s'en acheter un. 



Monica a fait des études d'anglais : pour elle ce job de serveuse est provisoire et elle espère décrocher un job dans une grande compagnie en temps que secrétaire ou hôtesse d'acceuil. Un métier qui paie un peu mieux et qui est surtout moins fatiguant. J'essaie de la conseiller et de lui faire passer des entretiens fictifs, mais je suis une vraie quiche en anglais. 

Courage Monica ! 





Le road trip de l'amour



Elaine et Ken sont irlandais, en couple et adorent venir s'asseoir le soir dans les canapés du bar pour mater le grand écran. Que font-ils ici en Chine ? 



Après avoir fait assez d'économies, c'est un voyage en amoureux pendant un an qu'ils se sont organisés. Mais pas seulement en Chine. C'est tout un petit road trip bien copieux, qui a commencé par l'Inde, puis la Chine, la Thaïlande, le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et pour terminer, l'Espagne puis enfin ils rentreront en Irlande à Dublin. Rien que ça ! Si avec tout ça ils ne sont pas faits pour la vie ses deux là !




La Polonaise Anglo Chinoise


Marta a 23 ans et vient de Pologne. Elle a quitté son pays pour aller étudier 3 ans en Angleterre où elle a commencé à apprendre le chinois. Elle s'est finalement inscrite dans une université à Ningbo pour approfondir ses études. Mais pendant ses cours, elle trouve que l'environnement n'est pas assez propice à progresser en chinois car il y a trop d'Anglophones autour d'elle dans l'auberge. Du coup dés qu'elle le peut, elle prend son sac à dos et part faire des mini séjours à travers la Chine pour mieux s'immerger. 



Lors du tremblement de terre, elle était dans un train qui se dirigeait vers la région dévastée. Le train alerté a dû s'arrêter pour finalement faire demi-tour  trois heures plus tard.

 

Marta maîtrise le polonais, l'anglais, le russe - bientôt le chinois - et envisage plus tard d'être traductrice polonais-chinois. Elle envisage également de s'installer en Chine, apprécie la nourriture chinoise mais n'a pas encore tester le "Chinese boyfriend".





Le boss de l'Hôtel


 M. Zhang est Chinois et le grand chef de l'auberge de jeunesse. Il possède une trentaine d'hôtels à Pekin et s'attaque depuis peu à Shanghai en vu de l'Expositon universelle qui aura lieu ici-même en 2010. 



Il a repris cette auberge il y a 1 an et demi, alors mal au point. Il y a installé des ordinateurs avec Internet gratuit, fait des rénovations et remanié le fonctionnement de l'établissement. Il adore parler et raconter ses voyages, notamment en France où il trouve que les prix sont exorbitants, que la Gare du Nord fait peur et qu'il s'est fait volé son portefeuille. 



Il a passé quelques jours à Shanghai pour voir si tout se passait bien dans son auberge, et n'hésite pas à parler aux jeunes pour leur demander des suggestions. Il nous a montré également son projet de raser un bâtiment juste derrière et d'y mettre un bungalow qui servira de salle de fête, salle de conférence et salle vidéo. Il imagine déjà l' emplacement du barbecue! 







Les vieux briscards

Les vieux, c'est pas très gentil ! Appelons un chat un chat. C'est ici dans l'auberge qu'ils se sont rencontrés et depuis traînent ensemble. 



Chris, celui de gauche sur la photo est en vacance ici. Il est Maltais et vit en Australie. Il me racontera notamment le destin tragique d'un Vietnamien qu'il a secouru pendant la guerre du Vietnam. La soeur et la mère du Vietnamien ont eu des doigts coupés et des dents arrachées pour leurs bagues et leur or, son frère lui a été pris par des pirates et à été balancé par dessus bord. Chris a pu aider le Vietnamien à venir en Australie où il a commencé une nouvelle vie mais est mort deux ans plus tard dans un accident de voiture. Aujourd'hui Chris est heureux d'être à Shanghai où il peut se rendre aux nombreuses expositions d'art et y assouvir sa passion avec son pote Charles. 



Charles, celui de droite sur la photo est lui aussi est un féru d'art. La premiere fois que je l'ai rencontré, nous discutions dans la langue de Molière et je lui ai demandé s' il était français. Pour rigoler il m'a répondu : "Dieu soit loué, je ne suis pas français, je ne suis pas un collabo". Vous l'aurez compris, c'est un Anglais ! Il n'est pas anti-Français et possède d'ailleurs des cheveaux en normandie.Très sympathique personnage et très ouvert, nous avons abordé les sujets de conversation des plus sérieux aux plus gores. Shanghai est pour lui l'un de ses points de chutes où il y apprécie la vie, il s'est d'ailleurs trouvé une copine chinoise ! C'est un passé bien rempli qu'il porte derrière lui : Antiquaire, professeur de Français, professeur d'anglais, il a été également garde du corps en Irak et en Afghanistan. Il aime se balader de pays en pays et ne supporte pas la routine. Mais depuis quelques jours il aimerait changer un peu d'air, il compte retourner quelques jours en France voir ses chevaux et ensuite il retournera en Afghanistan.






Le routard anglais


Alex, c'est un vrai ! Ce petit anglais de près d'un 1m90, a tout juste 18 ans, il a sa guitare, son sac à dos, ses grosse chaussures et se fait son petit road trip tranquillement. C'est à Londres où il a pris un avion pour Hong Kong, et de là, il s'est fait un joli parcours pour rentrer chez lui sans reprendre l'avion. Son programme est tout simplement complètement dingue ! Hong Kong, Chine, Vietnam, Cambodge, Laos, Tailande, de nouveau à Hong Kong et de nouveau en Chine. 



C'est donc à son deuxième passage en Chine que je le rencontre, quelques jours à Shanghai et c'est reparti pour lui vers l'Europe : Mongolie, Russie, Bélarus, Pays Bas, Belgique, Allemagne, Paris puis enfin il aura terminé pour rentrer en Angleterre. Les jeunes d'aujourd'hui... Ils sont vraiment marteaux !





Vacances pas chères ! 




Bart et Benjamin sont deux étudiants hollandais, il sont venus passer une semaine de vacances en Chine. Pourquoi cette destination ? Tout simplement parce qu'ils ont trouvé des billets d'avion aller-retour sur Internet à 150 € ! Moins chers que s'ils seraient partis en vacances sur la côte d'Azur ! En arrivant, ils ne savaient pas du tout à quoi s'attendre, ils souhaitaient du dépaysement, il l'ont eu ! 




Le Japonais, un vrai manga ! 





Koichi a 33 ans et vient du pays du soleil levant, il n'a encore jamais mangé sur des femmes nues et vient visiter Shanghai pour seulement 3 jours car c'est en cumulant des mile's qu'il a pu venir gratuitement. 



Il a été marié avec une Russe avec qu'il a eu une petite fille ( Maya), ses parents ont d'ailleurs été ravis lorsqu'il leur a appris qu'il souhaitait se marier avec une fille venant d'un pays communiste. Je ne l'ai rencontré qu'une soirée où nous sommes allés manger dans un restaurant musulman, il m'a raconté vraiment des histoires bizarres... Qu'il voulait voir quelque chose qui sortait de l'ordinaire pour les vacances, alors il est allé visiter un hopital psychiatrique à Cuba, ou encore quand il était beaucoup plus jeune, il était assis sur un banc avec sa copine, il l'a tenait dans ses bras et un type est venu se placer en dessous pour la tripoter, elle a gémi, il s'en ait rendu compte et a chassé le mec. Sa nana s'est alors blottie dans ses bras en pleurs, "Mais tu n'as pas senti que t'avais 3 mains sur toi ?" "Ah bah oui !" Et là ils se sont disputés. 



Toujours dans sa jeunesse, il venait de finir du "hum-hum" avec sa copine, affalé nu sur son lit, il était un peu dans les vaps et son chien est arrivé et a commencé à renifler son bidulemachinchouette, lui ne s'en rendait pas compte jusqu'au moment où... CROC ! Il me dit aussi que c'est un ninja et m'a montré des prises d'un sport de combat japonais. 



Toutes ses fantaisies ne l'empêchent pas de faire l'un des plus beaux métiers du monde : il est pompier à Tokyo et aimerait travailler prochainement pour des missions étrangères notamment avec des Français qu'il trouve très actifs.







Si vous êtes de passage à Shanghai : 300 Wuning Road, Putuo District, Shanghai, China 200063.


jeudi, 15 mai 2008

J+24 Des vendeurs à la sauvette, des touristes et des gadgets



Sur le Bund, le lieu touristique incontournable de Shanghai, il y a un nombre impressionnant de touristes mais pas seulement. Il y a également beaucoup de biznessemen d'un genre un peu particulier. Ce sont les vendeurs à la sauvette. Montres, bijoux, gadgets, vêtements, on les retrouve un peu partout où il y a des touristes. Mais sur le Bund, ce sont certainement les plus coriaces. Ils sont là, ils guettent en attendant leurs proies. Après observation, leurs cibles favorites sont certainement les Blancs. Moi avec mes yeux bridés et mes claquettes aux pieds, ils essayent de me refiler leurs came mais n'insiste pas autant quand je les envoie paître...


 

Ils ont plusieurs façons de travailler. Ceux qui se baladent avec leurs marchandises sur les bras n'hésitent pas une seconde à se jeter sur le touriste dès qu'ils en voient un. Même si ce dernier n'a strictement pas besoin de montre ni d'un jouet, le vendeur à la sauvette est capable de le suivre plusieurs minutes en lui faisant des remises exceptionnelles et avec un air de pitié incroyable. Jusqu'au moment où le touriste craque ou lui dit non d'un ton très agressif, ou encore si le vendeur voit arriver un groupe entier de touristes beaucoup plus alléchant. La meilleure méthode étant tout simplement de l'ignorer et il craquera avant.

Puis il ya les vendeurs qui étalent leur marchandises sur le sol. Eux font des démonstrations de leurs produits. Il leur arrive également de tout remballer afin de pouvoir suivre un client qui a commencé à négocier mais qui est parti. 

Mais j'oublie une autre catégorie : j'ai aperçu un type décharger de son camion des gros sacs contenant des gadgets. Très rapidement, il y eu un attroupement et le type s'est mis à vendre ses lots de marchandises aux enchères. Fournisseur de marchands à la sauvette ! Encore plus intéressant mais trop difficile pour moi. 

Tous ces vendeurs sont très coriaces, mais tous ne sont pas ainsi. Certains ont l'air beaucoup plus timide et du coup ne doivent pas gagner grand chose. Difficile d'ailleurs d'estimer leurs gains journaliers, qui est certainement proportionnel à leur harcèlement.

Et bien évidemment, comme au marché aux puces de Montreuil, lorsque la police arrive, tout le monde disparaît comme par enchantement ! Et une fois qu'ils sont passés, il réapparaissent comme par enchantement ! 

 

Le cochon magique

Ce petit cochon va certainement débarquer en France, si ce n'est pas déjà fait. Jetez-le par terre, il s'écrabouille et se reforme immédiatement. Disponible également en forme de fraise et tomate. Si ça vous dit c'est 20 yuans (2 €) pièce.

Les minis cerf volants 



 

Très sympa, ce cerf-volant composé de multiples petits cerfs-volants. Beaucoup plus simple à  faire démarrer, mais plus casse-tête à déméler ! Combien en donnez-vous ? 10 yuans (1€) svp !

Les petites souris en mousse


 

Tirez sur le fil et la petite souris se met à avancer toute seule. A l'intèrieur, c'est en fait un système de bouchon en liège et d'élastique.  A partir de 5 yuans (0,5€)

Les roues pour chaussures !


 

Grâce à ses roues que vous pouvez ajoutez et retirer de vos chaussures à volonté, roulez tranquille ! A partir de 30 yuans (3 €)

Les toupies lumineuses


 

Les vendeurs préfèrent se mettre dans les souterrains qui conduisent au Bund pour mettre en valeur la luminosité de ces toupies. Rechargez-la avec une clef et c'est parti pour plus d'une minute de lumière en musique. A partir de 10 yuans (1€)

Le petit bonhomme qui t'écoute !



 

Assis ! Debout ! Couhé ! Saute ! Ce petit bonhomme vous écoute au doigt et à l'oeil ! La démonstration du vendeur est très convaincante !  Les 4 pour 10 yuans (1€) sachant qu'il y a certainement une pile à l'intérieur, cela ne semble pas cher... Mais attention à la grosse arnaque ! 


 

Une fois acheté, le vendeur vous explique l'astuce : en fait c'est à l'aide d'un fils très fin qu'il le fait bouger ! Lui aussi se met dans l'obscurité, ainsi le fil est invisible. Avec le flash de l'appareil-photo on voit d'ailleurs un bout du fil ! Et après ils vous propose en plus si vous n'en voulez pas en acheter d'avantage... grrr. Oui, je me suis fais avoir ! 

mercredi, 14 mai 2008

J + 23 La cireuse de chaussures : Moins de 45 €/mois



Alors que je me baladais près de mon auberge de jeunesse, où j'aperçois une cireuse de chaussures, assise sur un petit tabouret contre un mur et en face d'elle, une chaise et repose-pieds. Autour d'elle, plein de sacs avec ses ustensiles et les produits nécéssaires pour faire briller tous les styles de chaussures.


Je la regarde à l'ouvrage : elle est en train de finir de nettoyer les magnifiques chaussures d'un homme en costard-cravate. A voir ses gestes, elle donne tout son coeur à l'ouvrage. Je me demande combien doit gagner cette femme à cirer les chaussures toute la journée ? Est-ce que ça se fait de demander ? L'homme se relève à présent dans des chaussures comme neuves. Il la paie et s'en va. Tout de même, je ne peux pas lui poser ma question tout de go. Le mieux serait encore de me faire cirer les chaussures. Après tout, mes vieilles baskets ont bien besoin d'un bon coup de neuf. 

Avec mon chinois approximatif, je lui demande le prix : c'est 3 yuans (0,3€). A peine ai-je eu le temps de m'asseoir qu'elle se met à frotter le cuir énergiquement avec son produit et une brosse à dent. En entamant la conversation, elle remarque de suite que j'ai un accent. Elle me demande si je suis Japonais ou Coréen et, comme tous les jours depuis que je suis en Chine, elle s'étonne d'apprendre que je viens de France. En papotant un peu, je découvre qu'elle fait ce métier pour nourrir ses deux enfants. Du coup, troublé, c'est un peu maladroitement que je lui dit : "Combien tu arrives à gagner par jour ? Atteins-tu les 100 yuans ?" 

Evidemment, au moment où je lui pose la question je me rends bien compte qu'il ne serait pas évident pour elle d'avoir une trentaine de clients par jour pour atteindre ce montant ! Elle ne répond pas à ma question. Tout en continuant son travail, sans lever la tête, je comprends d'après les mots et le ton qu'elle emploie qu'elle est en train de m'engueuler ! Avec 5 clients par jour, elle doit faire en moyenne 15 yuans par jour, c'est à peine 450 yuans par mois : soit 45 € (42 exactement)! On n'est pas loin de ce que je dépense tous les jours pour mon voyage ! 


Elle termine son travail. Au lieu des 3 yuans, je lui tends un billet de 10 qu'elle prend toute contente. Je crois qu'elle a bien voulu oublier ma question stupide. Je regagne alors mon auberge de jeunesse avec des chaussures toute propres et l'esprit tout chamboulé.

mardi, 13 mai 2008

J+22 Un peu d'histoire et quelques gratte-ciel


Guerres de l'opium, concessions françaises et étrangères, occupations des triades, premier groupe de jazz chinois, jeux, prostitution, par moment surnommée " le plus grand bordel du monde", la ville de Shanghai traîne derrière elle un passé plus que rempli. J'ai voulu vous faire un premier paragraphe récapitulant l'historique de Shanghai, mais finalement
la page wikipédia sur le sujet le fait déjà très bien. 

Aujourd'hui, Shanghai, c'est 18 millions d'habitants, le plus grand port du monde, le plus long pont du monde, 5 000 tours, 120 gratte-ciel de plus chaque année, 20 000 chantiers, une croissance à 2 chiffres, qui possède sa propre bourse... Vous l'aurez compris, Shanghai est la capitale économique de la Chine et elle est également en passe de devenir un centre financier international. Très ambitieuse, désignée pour organiser l'exposition universelle en 2010, elle accueillera également des épreuves pendant les Jeux olympiques.  Une ville démesurée mais également excentrique, avec ses habitants qui se baladent en pyjama, son quartier d'art contemporain et la construction d'un musée en forme de chien. Oui, vous avez bien lu, en forme de chien !
 


Après plusieurs tentatives, je parviens enfin à admirer le célèbre paysage de Shanghai vu du Bund (voir épisodes précédents). Cette rive est pleine de vendeurs à la sauvette qui essayent de vendre en masse gadgets et souvenirs aux touristes. De l'autre coté, le Manhattan de Shanghai, son quartier d'affaires avec ses grattes-ciel. Pour traverser le fleuve du Huangpu, il y a soit les bateaux-bus, soit l'espèce de funiculaire souterrain... Bon ! j'opte pour le funiculaire qui promet quelque chose de grandiose, mais finalement j'ai trouvé ça vraiment pas terrible. 

Arrivé de l'autre côté, l'idée me vient de vouloir monter dans l'une des tours pour admirer le paysage. Mais pour monter sur la "Tour de la perle d'Orient", l'équivalent de notre tour Eiffel, il faut payer 150 yuans (15 €). Trop cher ! Je me rends alors à la Jin Mao Tower et ses 88 étages en espérant trouver un bar ou un restaurant en hauteur où je pourrais admirer la vue gratis ! Bingo ! Après avoir fait semblant de vouloir aller manger, je trouve un restaurant au 55e étage. Alors certes,  c'est pas tout en haut, mais c'est tout de même impressionnant ! Faudrait que je voie si tous les trucs en Mao quelque chose sont gratuits...

 

lundi, 12 mai 2008

J + 21 Le lundi noir de la Chine

 lundi 12 mai restera une date en noir dans l’histoire de la Chine. Des villes entièrement rasées, de 50 000 à 70 000 morts et disparus, 5 millions de sans-abris, 4 millions de bâtiments effondrés, des centaines d’écoles ensevelies alors qu’elles étaient pleines d’enfants. C’est autant de chiffres insupportables, démesurées à l’échelle du pays, qui donne à voir toute l’ampleur de la catastrophe.Ici, à Shanghai, très peu de personnes ont ressenti le séisme dont l’épicentre se situe environ à 2 000 km. Par contre, ceux qui se trouvaient dans les buildings ont senti quelques secousses : Croyant être victimes de vertiges, ils se sont finalement rendu compte que c’étaient les bâtiments qui vacillaient.

Par mesure de sécurité, il a été procédé à l’évacuation des immeubles, déversant à même le sol ses occupants décontenancés. 
A Shanghai, comme dans le reste du pays, les Chinois ont été très touchés par ce qui s’est passé. Dans l’auberge où je me situe, le manager à dans un premier temps fait une quête auprès du personnel, étendue au reste des clients à notre suggestion. Deux « boîte(s) de solidarité » ont ainsi été installées à la réception et au bar, permettant aux touristes de pouvoir à leur tour participer. Mais en secouant à plusieurs reprises les boîtes, je me suis rendu compte que pour le moment il n’y avait pas grand chose. Il faut dire aussi que depuis les points de solidarités ont éclos un peu partout dans les rues, les parcs, les petits commerces. Le moyen le plus simple pour soutenir les victimes étant encore de faire un don financier, tout le monde s’est organisé et participe avec ses moyens qu’ils soient financiers ou humains.

A la télé, sur la grande majorité des chaînes, ce sont des images de la catastrophe qui tournent en boucle : on peut y voir des personnes devenues sans-abris, les moyens mis en œuvre pour secourir les victimes – l’armée qui fait le plus gros du boulot –, les structures chargées de récupérer les dons et les matériels et, bien entendu, le président Hu Jintao se rendant auprès des victimes. Pendant les matchs de foot, une bannière défile en permanence avec un numéro de téléphone : un peu comme avec notre téléthon. 


Ce doit être intéressant de comparer les informations entre ce qui est diffusé en Chine et en France. Comment traite-t-on l’information à plusieurs milliers de kilomètres de distances ? (N’hésitez pas à m’en dire davantage dans vos commentaires).

Une chose est certaine, cette catastrophe aura sans aucun doute permis de constater la solidarité du peuple Chinois qui, face à l’adversité, se retrouve uni.f

dimanche, 11 mai 2008

J + 20 Un Shanghai que les touristes ne visitent pas

 
 

Shanghai est une ville qui paraît futuriste avec ses buildings complètement fous, mais comme partout, il a ses quartiers pauvres. C'est une fois de plus en voulant me rendre sur le Bund pour admirer le célèbre paysage propre à la ville qu'on surnomme le Manhattan de la Chine que je me retrouve finalement à fouiner ailleurs... 

Je me ballade à pieds, ça me permets d'observer, de croiser des vendeurs de brochettes et de prendre mon temps car de toute façon, je ne suis pas pressé. Les buildings sont célèbres à Shanghai pour leur immensité et leur modernité. Beaucoup moins connus, par contre, sont les buildings pour habitants, plutôt moches. 

 

Au loin j'aperçois le sommet des tours que je souhaite aller voir de plus près, notamment la Jinmao Tower, la 6e tour la plus haute du monde avec ses 88 étages (forcément !). Je m'enfonce alors dans la petite ruelle qui les borde et découvre petit à petit un charmant petit quartier. Les gens ici n'ont pas l'air bien riches, mais tranquilles, l'essentiel. A vrai dire je ne m'attendais vraiment pas à trouver ce genre de quartier dans le centre-ville de Shanghai même !


A l'une extrémité du quartier se trouve un super petit marché bien local comme je les aime. Toujours très impressionnant dés que quelqu'un achète une tortue, un crapaud, ou un poisson jusque-là vivant. La mise à mort de l'animal pourrait choquer énormément de gens, mais je vous épargne les détails pour ne pas faire le sadique. Allez, je vous fais quand même le descriptif de la mise à mort du crapaud ! Mais juste le crapaud... 

Le vendeur chope le crapaud vivant, il ne le tue pas, enfin... pas avant de le travailler ! Il se saisit d'un grand ciseau et claque ! Il lui coupe le début de la tête juste derrière les yeux, ensuite, à partir de là, il lui ouvre le ventre, et avec les mains lui enlève tout ce qui n'est pas bon à manger. Puis il lui coupe les bouts des pattes qui font mal, et hop dans le sac plastique ! Bon appétit ! Si vous avez l'occasion de voir ça de vos propres yeux... 

Les poissons, eux, n'ont pas toujours la place pour nager,et quant ils en ont, ils sont parfois tous à l'envers dans une bassine d'eau. Rassurez-vous, ils continuent à respirer. Après tout, tant qu'ils sont vivant, ils sont frais ! Quant à la diversité des fruits et légumes, et la manière de les vendre, c'est tout bonnement fantastique ! Je suis bien à l'étranger ! 


Ce sont de petites crevettes encore vivantes...
Là, c'est un système qui agite une ficelle afin d'écarter les mouches.
 

Après ce bain dans ce quartier bien Chinois pas encore occidentalisé, place quelques centaines de mètres plus loin à un des quartiers les plus touristique de la ville. 

Si tout à l'heure je n'avais vu aucun touriste, ici il n'y a que des étrangers et des magasins-souvenirs décorés à la façon la plus Chinoise possible. Les seuls "locaux" sont les employés de boutiques et les vendeurs à la sauvette. Deux univers complètement
différents à quelques centaines de mètres.



Finalement, la visite du Bund, ce ne sera pas non plus pour aujourd'hui...

samedi, 10 mai 2008

j + 19 Visite imprévue d'un temple, puis comment se faire entraîner par une voyante...

Aujourd'hui au programme, petite virée dans le centre-ville pour aller sur le Bund d'où j'apercevrai le célèbre paysage de Shanghai avec ses buildings futuristes. Le quartier symbole de la ville...

J'en ai pour deux à trois heures de marche ; alors je marche tranquillement. Et plus je m'enfonce dans le centre-ville et plus les attractions pour touristes affluent. Je tombe alors sur Jing' An Temple, un temple Bouddhiste qui attirent beaucoup de monde en plein milieu de la jungle urbaine. Plutôt un attrape-touriste qu'un temple authentique. La preuve en image :

Au milieu de la cour, un immense brûle-encens où chacun tentent de jeter une pièce de monnaie à l'intérieur. Ca porte bonheur, paraît-il !


On allume de l'encens, on prie - en se souhaitant la santé, le bonheur, la prospérité, l'argent, le succès à soi-même et à ceux qu'on aime -, puis on dépose les bâtons.

 A l'intérieur du "temple" on retrouve les grandes statues de Bouddha vers qui l'on adresse également ses prières. 

En haut des escaliers, on retrouve diverses salles dédiées aux défunts. 



A ma sortie du temple je suis immédiatement abordé par une soi-disant diseuse de bonne aventure... Aller ! Je n'y crois pas du tout, mais pourquoi pas ! "Combien ça coûte ?!" Elle me répond alors que tout dépendra de ce qu'elle me dira. Je m'attends forcément à une grosse somme. Elle me demande de la suivre pour aller s'asseoir au calme. C'est en dessous du grand Obélisque que nous nous posons.


Elle commence alors à scruter mon visage, mon nez est bien dessiné mais j'ai de trop petites oreilles, analyse-t-elle ! Elle regarde ma main et me demande mon âge. Moi coquet, je lui dit : "Devine", et me répond : "25 ans" ! C'est bien trouvé, mais je ne suis nullement impressionné. 

D'où je viens ? Qu'elle le devine aussi ! Eh non, chère Mamie voyante, ni du Japon ni de la Corée ! Peut-être parce qu'elle est agacée par ses mauvaises réponses, m'avertit-elle par la suite que je dois partir de Chine car ça va pas bien se passer pour moi, alors qu'en France mon job sera de mieux en mieux. Mieux encore ! J'aurais du succès avec les femmes (je le savais déjà), j'aurai plusieurs mariages et que ma prochaine conquête aura 2 ans de plus que moi. La voyante poursuit son diagnostic en m'assurant que je vais beaucoup voyager, que cette année la santé sera bof mais que l'année d'après sera beaucoup mieux. 

Le reste, je ne me le rappelle plus pour ne l'avoir trop bien compris. Elle sors alors quelques petites cartes, me demande de souffler dessus et d'en tirer trois. Je tombe sur deux cartes rouges et une noire. Je regarde alors le reste du paquet : il y avait en tout 12 cartes dont trois rouges. D'après elle, celles que j'ai tirées sont les meilleures. En additionnant les numéros sur les cartes rouges, je tombe sur 700... C'est moi qui devient voyant là : je me dis qu'il va falloir que je paie cette somme soit près de 70 € ! AH AH AH la bonne blague ! Je lui rigole au nez ! Elle me fait alors comprendre que cela me portera mauvais oeil si je ne paie pas... Tant pis si je finis borgne, je me contente d'un petit quelque chose.

Mamie voyante étaient avec des copines : elles étaient plusieurs à attendre à la sortie du temple les personnes qui venaient de prier. Certains étaient peut-être un peu plus vulnérable aux différentes croyances. Espérons pour eux qu'ils ne piocheront pas trop de rouge ou l'avenir de leur porte-monnaie sera bien noir !

Finalement, le Bund ce sera pour demain !

vendredi, 09 mai 2008

J + 18 Des étudiants chinois et hollandais pour aller toujours plus haut... et pas trop tard dans la nuit...



A Shanghai, une journée s'ouvre à nouveau sous la pluie. Cela ne me donne vraiment pas envie de sortir ! J'ai passé ma journée sur l'ordinateur à préparer les jours à venir sur mon blog mais du coup je n'ai rien à raconter pour la journée ! Si ce n'est que je n'ai pas arrêté de me prendre la tête avec une connexion Internet ultra bas débit et matter les nanas qui passaient au bar. 

Il est donc prêt de 23 h, il n'y a plus grand monde et c'est l'Hollandais du premier soir qui vient me saluer. "Hi, how are you ? Do you want to go KTV ?" Le  KTV, en Chine, ce sont des petites salles privées qu'on loue entre amis et qu'on trouve très souvent dans les grands hôtels sur tout un étage. Dans cette salle, on peut y commander à manger et à boire. Mais la principale attraction à l'intérieur, c' est le karaoké !

Allez ! Marre de l'auberge, allons se faire un karaoké avec l'Hollandais, accompagné de cinq de ses amis. Dans le taxi, j'apprends en fait qu'ils sont tous étudiants en architecture à Delft en Hollande et qu'ils sont  venus dans le cadre d'un partenariat avec l'université de Tongji, ici à Shanghai. Si j'ai bien compris, c'était surtout pour étudier les fondations souterraines des buildings et présenter un projet en images de synthèse, par petits groupes de Chinois et d'Hollandais. Aujourd'hui ils ont fait leur présentation final et ce soir il fêtent tous ensemble dans un KTV la fin de leur séjour. 

Nous arrivons dans un hôtel grand luxe où ils ont réservés la plus grande salle privée. A l'intérieur, Chinois et Hollandais font la fête et chantent. Les deux nationalités choisissent à tour de rôle ce qu'ils veulent chanter : Les Hollandais chantent comme des pieds mais apparemment c'est le but pour eux, tandis que les Chinois s'appliquent ! La manière de s'amuser, selon son origine, est visible : il s'exprime en rapport au débit de boissons  ! Et ce sont les Hollandais qui remporte la palme. Les étudiants chinois sont des bébés à cotés d'eux. Ils s'éclipsent au fur et à mesure de la soirée pour se coucher et vers 1h du matin, il ne reste plus un seul Chinois. 

Quelques heures plus tard, c'est la fin. Enfin... au KTV. Les Hollandais, accompagnés de leur prof, décident de continuer la soirée ailleurs, tandis que les Chinois dorment à poings fermés.


jeudi, 08 mai 2008

J + 17 Une première promenade de reconnaissance à Shanghai


 

Après une grosse journée, rien de telle qu'une grasse matinée ! J'entame donc ma première journée à Shanghai, vers midi et sous la pluie. Avec un ciel aussi blanc et chargé, je n'ai pas vraiment envie de mettre le pied dehors. La raison, ou l'appel du ventre !, me décide à sortir et faire un tour à pied dans le quartier. De toute manière, il faut que je m'achète des tongs, pour faire le Chinois bien local, et de l'eau minérale. Je me situe sur Winning Road à l'ouest de la ville, on verra bien ce qu'il y a dans le quartier !

J'ai pas envie de me prendre la tête alors je vais manger au McDo. Les tarifs ne sont pas chers par rapport à la France, mais élevés vis-à-vis de ce que l'on peut trouver comme nourriture dans la rue. Après ça, la petite promenade peut commencer ! 

Malgré la pluie, il y a du monde dans les rues. Magasins, restaurants, il y a un peu de tout. Les immeubles buildings sont très impressionnants et beaucoup de chantiers sont en cours. Shanghai, la capitale économique de la Chine, continue donc sa transformation. 


Je tombe alors sur un marché d'animaux domestiques : chiens, chats, rongeurs, reptiles et, bien entendu, poissons. Le mot "poisson" étant un homophone en Chinois du mot "abondance", les Chinois affectionnent particulièrement cet animal pour le symbole qu'il représente. C'est donc pour ça que les restaurants chinois ont tous un aquarium. 


Pour une idée des tarifs : le petit chien coûte 35 € !

Système D : pour remplir d'oxygène le sachet contenant les poissons, on utilise tout simplement un tuyau relié à une chambre à air.


Stéupéfaction ! Un oiseau va jusqu'à me faire sursauter lorsqu'il se met à chanter en chinois !
 

Je continue ensuite ma route, toujours sous la pluie. Je me retrouve sur une zone piétoniaire avec des commerces et au bout une sorte souk mais que pour les filles : Bijoux, produit de beautés, faux ongles, faux cheveux, ect. Une véritable caverne d'Ali Baba pour nanas !



Enfin, pour finir, je débouche sur un marché de produits frais pour les habitants locaux. Ici, il n'y a pas de touristes. On y vend aussi bien des fruits et légumes que de la viande. Quant aux produits de la mer, tout  est vendu vivant. 

Cela ressemble finalement un peu au marché d'animaux domestiques : poissons, crustacés, grenouilles... C'est certains, les produits sont frais !
 


mercredi, 07 mai 2008

J + 16 Shanghai Express



À 4h30 du matin, nous partons de Qingtian pour rejoindre l’aéroport de Wenzhou où notre avion nous attend. Décollage à 7h30 pour Shanghai. Arrivée 10h. A peine a-t-il récupéré ses bagages que Zhen les enregistre à nouveau pour Paris. Moi par contre, je garde les miens. Il est temps de dire « Au revoir » à mon compagnon de début de route et de me diriger vers le centre-ville de Shanghai.

Pour y aller, je prends le Maglev, train à sustentation magnétique, une petite merveille de technologie qui relie la trentaine de kilomètres qui séparent l’aéroport du centre-ville, le tout en 7 minutes chrono, avec une pointe à plus de 400 km/h !



Pendant l’attente du train, je fais connaissance avec un jeune Français venu travailler à Shanghai. Arrivés en ville, il m’aide à acheter mon ticket de métro sur une borne automatique : ma destination me coûte 5 yuans (0,5 €), mais au moment de payer il me manque 0,5 yuan. Je me rends alors au guichet où demande à la Chinoise ma destination : « Cao Yang Raod ». Elle me demande finalement que 3 yuans. J’ai certainement mal prononcé mon point de chute. Tant pis ! C’est parti pour le métro Shanghaïen !



Il est tout beau, tout neuf, prononce la station à chaque arrêt ! Un changement à Zhong Shan Park et nous voilà arrivés à bon port ! Comme je m’y attendais, mon titre de transport ne passe pas les tourniquets ! Premier réflexe : j’ai une envie folle de sauter par dessus mais ma ma valise et un agent de sécurité m’en dissuade. Je tente à nouveau de passer, l’agent me voit et je fais l’étonné. Il vient me voir, je fais le touriste qui ne connaît pas un mot et me demande de le suivre. Crotte ! Je vais quand même pas commencer par une amende ! L’agent vérifie ma carte magnétique et finalement me demande juste de rajouter 2 yuans ! Ouf !

En sortant de la gare, il fait chaud. J’ai la flemme d’enlever mon sweat-capuche que j’ai depuis 4 heures du matin, avec mon sac à dos et ma valise. Aux yeux des gens, tous en t-shirt, j’ai vraiment l’air ridicule. Après une demi-heure à chercher mon auberge de jeunesse que je ne trouve pas, je décide finalement de prendre un taxi ! Il me fera en fait 100 mètres, c’était juste à côté ! Pas grave. Arrivé dans l’auberge épuisé, pas de mauvaise surprise, ma réservation a été effectuée correctement. Une bonne douche et, bien entendu, sieste !

Après un bon dodo, je me réveille vers 22 h. Dans le hall d’entrée, se trouvent des ordinateurs avec accès Internet et plus loin un espace de restauration avec grand écran. À première vue, il y a un tas d’étrangers ici ! Je rencontre deux étudiants de Sup Info Nice avec qui je papote : ils sont là pour un stage. Et finalement je me joins à un groupe qui se rend à un concert d’un groupe français de musique électro, dans une cave. Dans le tas, il y a un Hollandais et une Américaine d’origine allemande avec qui je parle en anglais, une Anglaise, une Kazakh avec qui je parle en chinois et un Français avec qui je cause bien évidemment en français ! Moi qui suis venu en Chine pour rencontrer des Chinois, c’est pour le moment l’international que je côtoie !

Direction le Shlutter, une boîte-cave où trois Français terminent leur tournée chinoise. La soirée ne bat pas son plein mais étrangers comme Chinois bougent en rythme.



On reste un moment et c’est reparti ! Les filles veulent une autre musique ? Direction le Zapatas : cette fois-ci, c’est un véritable repère d’étrangers de Shanghai. À l’intérieur, toutes les nationalités se côtoient : Allemands, Russes, Japonais, Colombiens... Un véritable melting pot ! Chacun échangent ce qu’il vient faire en Chine : travail, vacances, études, il y a de tout ! Les prix des consommations sont eux forcément occidentales.



Il est alors près de 4 heures du matin. L’Hollandais a disparu avec l’Américaine-Allemande, la Kazakh avec un Colombien, tandis que l’Anglaise et le Français me pousse à continuer la soirée ailleurs. Mais non ! J’en peux plus, je veux aller dormir. Direction l’auberge de jeunesse pour un bon dodo !

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu