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lundi, 30 juin 2008

J+64 Ici, c'est le coin des Africains !... et des Indiens



 


En débarquant à Hong Kong, plus précisément ici à Chung King Mansion sur Nathan Road, je m'attendais à tout sauf  me retrouver dans un repère d'Africains et d'Indiens. 


Dans cet espèce de galerie marchande, il y a une grande majorité de Blacks et d'Indiens. Il y a également des marchands chinois mais beaucoup moins nombreux et on y croise quelques touristes qui comme moi ont réservé un chambre. 


Les commerces sont essentiellement indiens. Restaurants, téléphonie, bagages, DVD et bien entendu rabattages pour hôtels sont leurs principales activités. Les Indiens trouvent ici un petit Eldorado pour faire des affaires. Ils importent des produits de Hong Kong ou de Chine, et sont concentrés ici depuis des années. Du coup, certains s'y sont complètement installés et ouvrent des commerces pour tous les Indiens de passage. Un Indien me confiera même être né ici même à Hong Kong !




 

 

 


 





Les Africains eux, viennent de toute l'Afrique : Mali, Sénégal, Côte d'Ivoire, Angola, sans compter des Maghrébins, soi-disant, que je n'en ai pas encore rencontré. Beaucoup moins installés que les Indiens, les commerces africains dans le Chung King Mansion sont moins nombreux. 


Le soir, les magasins de la galerie ferment et les Africains se retrouvent alors un peu partout dans les rues du quartier. On se croiraient à la gare du nord ! Je tape alors la discute avec Karim, Antoine et Momoé. Assis tranquillement sur les marches d'un magasin fermé, petite bouteille d'eau à la main, c'est en français qu'on communique. 


Alors qu'ils me disent venir tous trois du Burkina Faso, je leur demande pourquoi à leur avis il y a tant d'Africains ici ? "Parce que c'est ici qu'il y a les chambres les moins chers d'Hong Kong ! C'est pour ça qu'ici, c'est le quartier des Africains ! " Le bouches à oreilles aidant, c'est vite devenu le quartier de la communauté africaine. C'est vrai que je paie à peu près 20 € la nuit, ce qui est raisonnable pour l'une des villes où l'immobilier est le plus cher au monde. Mais on aurait tort de croire que tous les Blacks que l'on peut voir vivent à Hong Kong. En réalité très peu d'entre eux restent ici, ils sont surtout là pour acheter des produits en Chine et pour les revendre dans leur pays. 


Depuis l'Afrique, il est difficile d'obtenir un visa pour la Chine. Mais en ce qui concerne Hong Kong, d'où l'affluence des ressortissants africains dans la ville. Néanmoins, avec l'approche des Jeux olympiques, les autorités chinoises sont plus "radins" question laisser-passer ! Karim me dit qu'ils lui ont refusé l'entrée. Antoine lui y est déjà rentré une fois mais compte y retourner. Cela fait une semaine qu'il attend une réponse pour savoir s'il pourra y retourner. Quant à Momoé, il a pu aller à Hong Kong pour un séjour de seulement une semaine. 


Mon groupe de nouveaux amis m'expliquent les différents bizness qu'on y pratique : Certains importent des vêtements, d'autres des téléphones et pour mes trois potes du soir, des accessoires et des pièces détachées de motos. "Si en Europe on va chercher la qualité, ici, en Chine on vient trouver les meilleurs prix ! " Ils ne parlent pas un mot de chinois, n'ont pas d'interprètes mais le langage des prix est universel !


Pas beaucoup de femmes parmi eux en tout cas. Ils m'expliquent alors que certaines d'entre elles sont là pour se prostituer et quand elle téléphone à leur famille, elles racontent qu'elles sont serveuses.


Je leur demande ensuite s'ils se plaisent à Hong Kong ? "Non, pas du tout", est se qui revient le plus souvet dans les réponses. Ils ne sont ici que pour attendre un visa et trouvent le temps long. Le soir, ils restent dehors car ils n'arrivent pas à dormir à cause du décalage horaire. Antoine me dit qu'il peut rester dehors jusqu'à 4-5 heures du mat' et quand il monte dans sa chambre il n'arrive toujours pas à dormir. Quant à la nourriture, il n'y arrive pas du tout. "Quand on va en Chine les prix sont bas, mais ici c'est trop cher !  Heureusement qu'il y a des Maliens au 14e étage qui font de la nourriture africaine !"







dimanche, 29 juin 2008

J+63 Good morning Hong Kong !

Je ne suis finalement resté que deux petites nuits à Shenzhen. De toute manière, il n'y a que du shopping à faire ici. J'aurai bien faire un tour des usines, mais je doute qu'on y pénètre comme on visite des temples. Mais je vous fais quand même une courte présentation de la ville de Shenzhen. 


Séparé de Hong Kong par sa frontière, il y a encore une quarantaine d'années, Shenzhen n'était encore qu'un petit village de pêcheurs. Ce n'est que dans les années 70  que le gouvernement lui donne le statut de zone économique spéciale. Et aujourd'hui, Shenzhen est devenue en quelques dizaines d'années une ville d'affaire géante avec des gratte-ciel dans le centre-ville et ses usines plus en périphérie. Pas de vieux quartiers, tout est neuf ! 

Situé dans la province de Guangdong, on parle plutôt le Mandarin car la majorité de la population provient de toute la Chine. Les "locaux" ne représentent à peine que 5% de la population. Une spécificité propre à la ville.


Du coup pour moi, les seules choses à faire là  où j'étais était de me balader dans le centre commercial juste à côté qui est tout simplement immense et possède même une patinoire à l'intérieur!

 

Voilà donc la raison pour laquelle je quitte dès aujourd'hui Shenzhen pour me rendre à Hong Kong. 

Pour y aller, je sais qu'il faut que je passe par la gare de Luohù là où je suis arrivé à Shenzhen, et ensuite je ne sais pas comment ça va se passer. J'ai réservé une chambre à Hong Kong, je n'ai que la station de métro et la rue. Le site de réservation a oublié d'indiqué le numéro de la rue !

Une fois arrivé à la a gare de Luohù où s'arrête le terminus du métro, je dois encore passer par l'obstacle de la douane. Hong Kong, c'est la Chine mais pas complètement tout de même. Il y a les passages spéciaux pour les Chinois et Hong-Kongais qui font des passages très fréquents et un autre passage pour les "Foreigners" comme moi. C'est exactement les mêmes formalités que lorsque l'on arrive dans un pays étranger. Passeport, tampon de visa, petit mot pour sortir de Chine, et petit mot pour rentrer à Hong Kong. Il faut même enlever son couvre-chef dans un couloir pour être pris en photo.

Sorti de cet univers administratif, miracle ! Je tombe sur le métro directement ! C'est le terminus et le début d'une ligne de métro des deux côtés de la Frontière.

Les échanges entre la Chine et Hong Kong se font donc ici, essentiellement par Shenzhen. Voici également une petite description d' Hong Kong.  Ancienne colonie britannique, ce territoire d'une supercifice d'un peu plus de 1 000 km2 a été rétrocédé à la Chine en 1997. Hong Kong est l'une des deux régions administratives spéciales (RAS) de la République populaire de Chine. Elle obéit aujourd'hui au principe "Un pays, deux systèmes". C'est à dire qu'à l'heure actuelle, Hong Kong est autonome. Elle conserve son propre système légal et politique, ses propres lois sur l'immigration, son drapeau, son  emblème, ses équipes sportives nationales et bien entendu sa monnaie. La Chine a promis que Hong Kong garderait une relative autonomie au moins 50 ans après la rétrocession, c'est-à-dire jusqu'en 2047. 

Mais aujourd'hui c'est l'une des économies les plus libérales au monde, un pôle financier et commercial d'envergure mondial et avec ses quelques 7 millions d'habitants, c'est l'une des villes les plus  dens au monde sachant que l'endroit est très montagneux. 


Revenons à moi, c'est mon blog ! 

En arrivant sur le territoire de Hong Kong pour m'acheter un billet de métro, mes yuans de me servent plus à rien. Petit tour au distributeur, et c'est parti pour le métro. J'ai toute la ligne à me taper. 

Une fois arrivé à destination, je sors du métro et là du monde dans tous les sens. Les voitures roulent à gauche, les conducteurs dans les voitures sont à gauche, et les bus ont deux étages. On se croirait presqu'à Londres ! Je trouve la rue de mon hôtel : Nathan Road. Mais elle est immense et je n'ai pas de numéro. J'en ai marre de chercher et décide de les appeler. Mais mon téléphone avec ma puce Chinoise "China Mobile" ne fonctionne pas ici ! Nous ne sommes vraiment plus en Chine ! 

Finalement je trouve une pancarte qui indique "Chung King Mansions". Ce n'est pas mon hôtel mais c'est là qu'il se trouve ! Sur ma réservation, est inscrit bloc C, ascenseur 6, réception au 15e. Ma chambre se trouve au 6e. 


Une fois arrivé sur place, le hall est en fait un espèce d'immense zone marchande. Le nombre de blacks et d'Indiens est impressionnant. A l'intérieur, il n'y a quasiment plus de Chinois ! Dépaysement total ! De suite, des Indiens viennent me proposer des chambres, il m'annoncent les prix... 30, 40 % moins chers que ce que j'ai réservé... Il y en a même un qui m'a presqu'arraché ma valise pour que je le suive. "Just to see !" Me disait-il et ne croyait pas que j'avais déjà réservé mais on m'avait prévenu de ne pas suivre ceux qui me feraient des propositions, j'en reste donc à mon plan initial. 



L'endroit est plein à craquer ! Pour emprunter les ascenseurs, il faut faire la queue et patienter plus d'un quart d'heure en repoussant les assauts des Indiens qui viennent vous proposer un hôtel. Arrivé à mon étage, il y a en fait je ne sais combien d'hôtels ! Si c'est comme ça à tous les ascenseurs et à tous les étages, ça doit être un sacré bon bizness !

Arrivé à la réception, je suis surpris de voir un black derrière le comptoir ! Enfin... J'ai ma chambre minuscule, mais content d'être arrivé ! 

Ca y est ! Je suis à Hong Kong ! 

samedi, 28 juin 2008

J + 62 La contrefaçon ? sans façon !



 


Le "Made in China" ne s'est pas fait tout seul, si j'ose dire. Les Chinois sont bien connus pour reproduire toute sorte de produits à moindre coup ! Regardez, par exemple, ces deux magnifiques maillots ! C'est la marque aux trois bandes qui ne va pas être contente ! 



Le maillot plus le short au prix d'un sandwich grec (bondynois, ça va sans dire) ! Du coup, j'ai pris un ensemble de la France et de la Chine ! La contrefaçon c'est pas bien, mais j'ai pas pu résister, moi qui n'achète jamais de maillots à cause des prix. (Est-ce là toute la théorie du mal de la contrefaçon ?)


Le type les vendait à la sauvette dans la rue. Un carton, une grille et les maillots par dessus. Un  arrivage spécial des maillots des plus grandes équipes européennes, plus la Chine, bien évidemment. Choisissez votre taille ! 









Tout de même, je demande au type où il les achète ! Et c'est dans un rire gêné qu'il me dit qu'il les fabrique dans son atelier. Ils sont plusieurs à travailler ensemble. Je négocie le prix qui était au départ au prix du Grec + supplément fromage. Même si j'en prends deux, il ne peut pas baisser davantage. Il me dit alors qu'au prix où il me les vend (du grec sans supplément fromage), il ne gagne que 3 yuans (0,3€) pièce. Difficile à croire. 



D'après lui, ce sont les Américains qui leurs commandent ces maillots en temps normal (au prix d'un grec plus une canette). Mais que ceux-ci, ils les ont refusés parce qu'il y avaient des fils qui dépassaient sur les coutures. 



A côté de lui, une femme vend des bijoux fantaisie sur un drap, un autre type vend des cordes. Qui peut bien acheter des cordes ? Et tout à coup, hop ! Ils remballent tout ! Ils ont aperçu au loin un fourgon de police. Une fois passés, ils se réinstallent tous tranquillement. 




La contrefaçon, c'est pas bien ! Mais au prix d'un grec...

vendredi, 27 juin 2008

J+61 Il fait beau... le jour où je pars!



Miracle ce matin en me levant ! Un ciel bleu magnifique ! Depuis que je suis en Chine, il me semble que je n'avais encore jamais vu de ciel tout bleu sans nuage. Même s'il fait plus de 30 degrés, le ciel semble toujours couvert, à cause de la polution. Mais comme par hasard, c'est le jour où je quitte la ville de Chaozhou !
 
Afin de me rendre à Hong Kong, j'ai pris un billet de bus longue distance pour la ville de Shenzhen qui se trouve juste à côté. 
Check-out de l'hôtel puis je me rends à la station de bus qui se trouve à seulementà 5 minutes à pieds. Le départ est à 8h pour une arrivé à Shenzhen aux alentours de 14h.Tous les bus de la station ont l'air bien vieux ! Mais celui qui va m'emmener est tout neuf ! Intérieur cuir ! J'avais encore jamais vu un bus comme ça ! En plus le chauffeur nous distribue des petites bouteilles d'eau ! Le bus démarre, je dis au revoir  à travers la vitre aux gens que je ne connais pas, eux font des signes à leurs proches. 




Le paysage est montagneux et les montagnes sont vertes. Personne ne s'est installé tout au fond du car. J'en profite pour aller m'y allonger. Ayant très peu dormi la nuit dernière, je vais essayer de roupiller. Mais impossible de dormir, le car tremble comme ce n'est pas possible ! Pourtant nous sommes sur une autoroute bien plate ! P'tre ben qu'ils ont mégoté sur les suspensions pour acheter du cuir !

Il est 10h30, c'est la pause déjeuner ! Déjà ?! Tout le monde descend pour aller manger sur une aire d'autoroute. L'espèce de cantine ressemble à une prison, mais comme j'avais faim ! J'ai mangé comme tout le monde ! 



Après m'être renseigné sur la ville de Shenzhen, qui est apparemment immense, j'ai pris le soin de noter le nom du district dans lequel je me rends, à Luohù. Je profite de cette pose pour le montrer au chauffeur ! Mais celui-ci me dit qu'il ne sait pas lire l'anglais ! Je croise les doigts en espérant ne pas me perdre. 

Une fois arrivé - ouf ! -, Le bus dépose pile-poil à la gare de Luohù. Il est écrit différemment mais je suis persuadé que je suis à bon port. La porte du bus s'ouvre, et deux personnes se précipitent à l'intérieur par la porte arrière comme des malades ! Ils en viennent quasiment aux mains. Ils sont juste venu récupérer les petites bouteilles d'eaux minérales non-ouvertes. Ils partiront avec 3 bouteilles chacun tout au plus. Je ne sais pas si c'est un bon bizness. Remarque cette gare de bus est immense et ce sont des centaines de bus qui viennent, et qui partent.
 

Un fois descendu avec mes grosses valises, je me sens un peu perdu. Tout est écrit en chinois et c'est une vértiable fourmillère... Après plusieurs minutes de flottement je trouve finalement le métro. J'ai juste le nom d'une station, et l'adresse de l'auberge. Et comme par enchantement, je ne suis qu'à trois stations ! génial ! Le ticket... ressemble à un jeton pour auto-tamponneuse ! 



En sortant du métro, je reconnais un endroit où j'étais déjà passé au début de mon voyage lorsque j'étais avec Zhen ( J+3 et J+4). Mais je n'étais resté que 2 jours. D'ailleurs, je ne vais pas m'attarder non plus. 

Sur le descriptif de l'auberge de jeunesse il y avait marqué 200 mètres ! Vraiment n'importe quoi ! Après avoir demandé à je ne sais combien de passants, c'est une bonne demi-heure plus tard que je trouve enfin l'auberge qui était vraiment loin de la station ! A moins que le repas de 10h30 ne m'ait engourdi les jambes...

Enfin je suis arrivé ! Mais regardez la clef qu'on me donne ! Comme les plaques militaires.



Je peux ouvrir les portes de tout le monde, et tout le monde peut ouvrir ma porte ! Super ! D'ailleurs, à l'intérieur de ma chambre une affiche nous indique que l'auberge n'est pas responsable des vols ! Du coup, le soir, juste pour aller manger un petit quelque chose, obligés d'y aller avec un gros sac à dos !

mardi, 24 juin 2008

J+60 Alléluia ! La vidéo fonctionne !

Enfin ! Après je ne sais combien de temps passé à essayer de faire fonctionner cette satanée caméra, puis ce satané ordinateur, enfin ça marche ! Tout cela m'a vraiment beaucoup saoulé, et c'est soulagé que je mets en ligne cette toute première vidéo. Bon, j'essayerai de faire mieux la prochaine fois en contenu et qualité d'images ! 



Petit aperçu du marché de Chaozhou ! 





lundi, 23 juin 2008

J+59 Chaozhou en photos avant de partir


 


Je compte bientôt m'en aller de Chaozhou. Malheureusement, comme vous l'avez vu sur les posts précédents, il a énormément plu ici. Je n'ai donc visité la ville que par petits bouts. Voici, quelques photos de mes quelques jours à Chaozhou. 





Comme dans toutes les villes, les immeubles ont fleuri constituant ce qu'appelle les habitants la " nouvelle ville". 



 


Mais il reste des vieux quartiers que les habitants appellent "L'ancienne ville". 







 





Le traditionnel et le moderne se côtoient. Ici on le voit avec la tenue d'un vendeur de légume et d'une jeune Chinoise. 






Ici dans un quartier qui est amené à devenir touristique, on construit dans le traditionnel. 






Les deux roues, moyen de transport le plus apprécier des Chinois. Efficace et abordable par tous.






A l'heure de la sortie des cours, des étudiant qui rentrent chez eux. 











Les pousses pousses eux servent de taxis. 






Au marché, ont peut également faire ses courses directement depuis son scooter. 






Toujours situé dans des quartiers populaire, les prix dans les marchés sont souvent imbattables. Quant-à la qualité et l'hygiène, c'est autre chose. 










 


 



 


 


 


 

 







 


 






Regardez bien, il y a bien 2 poulets ! 






Le propriétaire de ces chèvres ne les vend pas ! 






C'est leurs lait qu'il vend ! Il les traies même en direct devant vous ! 






Le soir ils sortent de nul part, ils sont partout en Chine! Les vendeurs de brochettes ! 






Petite table de restaurant de rue. Le format des bières est beaucoup plus grand qu'en France! jusqu'à 650 ml ! 






Chaque fois que je passe devant, il fait la vaisselle. Je crois qu"il propose ses services de plongeur à tous les petits restos du coin. 






Dans un fast food version Chinois, hamburger mais à la place de tranche de pain, tranche de riz ! 






J'étais un peu malade alors je suis allé demander à l'épicier des bonbons pour la gorge. Ricola ? 






On m'a également abordé dans la rue pour me faire boire une tisane à base de ça ! Je ne sais pas trop ce que c'est, on dirai des citrouilles qui macère dans un liquide bizarre. C'est comme le vin! Plus cela macère longtemps, mieux c'est! Celui là a 10 ans selon la dame. C'est bon pour la gorge, pour la tête, pour le ventre, et pour toutes sortes de maladies et ça ne se trouve qu'à Chaozhou... toujours selon la dame. Finalement, c'était bon, j'en ai acheté un peu. J'ai quand même eu droit à mon thé gratuit après!


 

 





Regarde Bob! C'est le petit parc que tu m'a montré en photo! 





Sympa mais payant... Que pour les touristes... :(


 





On y fait sa petite gym






Ca pousse sur des branches cassées ? 






Il y a même un petit parc d'attraction à l'intérieur! Pourquoi ce n'est pas des Chinois sur la pub ? 






A Chaozhou, il y a des sportifs ! Même quand tout est mouillés ! Etudiant et vieux jouent ensemble! 


 





Et sur la place du peuple, ça sent les JO ! 





dimanche, 22 juin 2008

J+58 Petite balade






Je regarde par la fenêtre de ma chambre et lorsque j'aperçois qu'il ne pleut plus, j'en profite et m'en vais faire un petit tour. Je me suis acheté une carte de la ville de Chaozhou, mais les rues sont écrites en caractères ! C'est du chinois pour moi !  





Un pousse-pousseman m'accoste pour me proposer ses services. Il me parle en Chaozhou, cool ! Je lui demande alors s'il peut m'emmener à un endroit incontournable de la ville. Après plusieurs minutes de négociations, nous nous sommes mis d'accord pour le tarif.












Je n'ai pas compris un mot de l'endroit où il m'emmène, mais ce n'est pas grave. Après avoir pris de sympathiques petites ruelles nous arrivons au bord du fleuve Hanjiang. On se croirait sur la "promenade des Chinois".





Un sympathique endroit touristique avec le célèbre pont Guangji construit au XIIe siècle. C'est un pont qui partent des deux rives mais qui ne se rejoignent pas au milieu, et en plus il est payant pour pouvoir monter dessus ! Le pousse-pousseman qui est resté avec moi m'explique qu'à cause de la pluie, le niveau de l'eau est beaucoup plus haut que d'habitude et que le courant du fleuve est aujourd'hui assez fort. Il m'explique également que quand l'eau est basse et qu'il n'y a pas trop de courant, on aligne des bateaux côte-à-côte entre les deux extrémités du pont, ce qui permet de traverser.



 





Au même endroit, le pousse-pousseman continue de me faire le guide et me présente également la muraille de Chaozhou, du moins ce qu'il en reste. Il y a bien longtemps cette muraille entourait toute la ville, certainement pour la protéger. Très sympa tout ça. 




Je demande ensuite à mon guide pousse-pousseman s'il y a des champs dans le coin. Mais il me dit que plus personne ne veut plus y travailler aujourd'hui ! Il se met alors à pleuvoir, et là, une fois n'est pas coutume,il faut rentrer...





Le soir venu, c'est juste devant mon hôtel que je vais manger. Je l'aperçois de ma fenêtre, c'est un type d'une cinquantaine d'années qui s'installe tous les soir en face. Sa spécialité, les nouilles-soupe ! Tous les jours, vers 17 heures il s'installe, dresse des tables, des chaises, met en place ses petites roulottes, branche ses gazières, et avec une multitudes de rallonges capte l'électricité du magasin d'à côté.  Il me dit qu'il gagne 20 à 30 yuans (2-3€) la soirée. Son bol de nouille est à 5 yuans. Il ne doit donc pas servir énormément de repas. Des petits restaurateurs de rue, il y en a partout. Rien qu'à vu d'oeil, nous pouvons en apercevoir 5 d'où nous nous situons. Ses clients sont donc surtout ses amis et des gens qui viennent complètement par hasard. Mais quand je lui demande si son travail est difficile, il me dit que ça va, il ne se plaint pas. Ses deux enfants sont grands et travaillent, sa femme travaille également. Il a de quoi vivre correctement. Et c'est aux alentours de 2 heures du matin qu'il remballe le tout et rentre dormir. 



 




L'homme est un natif de Chaozhou et c'est dans cette langue que nous communiquons. Quand je lui demande comment c'était Chaozhou dans sa jeunesse, il m'explique que la rue où nous nous trouvons existait déjà. C'était juste une route. Il n'y avait encore aucune construction, c'étaient des champs. La ville a bien changé, surtout ses 15 dernières années où ça a construit dans tous les sens ! 





Ma grand-mère qui habitait dans la région il y a plus d'une trentaine d'années ne reconnaîtrait plus grand-chose si elle revenait ! 

samedi, 21 juin 2008

J+57 Il pleut ! Il pleut ! Il pleut... Donc mon repas du soir...


Il pleut. Ici ça n'arrête pas depuis que je suis arrivé à Chaozhou. Dés que je sors, quand j'estime qu'il ne pleut plus beaucoup, je me retrouve toujours coincé entre deux averses ! D'ailleurs, j'ai vu sur Internet que les pluies auraient déjà fait un peu moins d'une centaine de victimes dans le sud de la Chine ! Les pires inondations dans la province de Guangdong depuis 50 ans. En continuant mes petites recherches Internet, je trouve des choses et des chiffres édifiants ! 5,76 millions d'habitants affectés dans 17 villes, 7 routes nationales et 68 routes provinciales coupées. Tout ceci rien que pour cette même province de Guangdong, là où je suis. 


Mais étant dans un centre-ville, je ne vois pas et ne me rends pas compte de toutes ces catastrophes. Une pluie qui continue également toujours de menacer là où a eu lieu le tremblement de terre. En affaiblissant les flancs des montagnes, cela crée des risques de glissement de terrain. Décidément, cette année sera vraiment une année particulière pour la Chine ! 



Mon repas du soir


Du coup, avec toute cette eau, je suis bloqué la majeure partie du temps dans ma chambre. Vraiment pas grand chose à faire quand il pleut.

Je passe donc la majeure partie de mon temps à essayer de régler mon problème de vidéo... Cela me fait enrager car ça fait effectivement plusieurs jours que je suis dessus. Mais c'est sur le point d'accoucher... Je ne perds pas espoir. De toute manière, je me suis fixé que je ne quitterais pas la ville de Chaozhou tant que la vidéo de fonctionnerait pas ! J'espère juste ne pas en avoir pour des mois ! En plus, il y a de fortes chances que dans la direction où je souhaite me rendre, les routes soient coupées à cause des inondations.  


En attendant, je ne peux que vous offrir mon repas d'un soir sans pluie en photo ! 


Choisir tout d'abord l'endroit où l'on souhaite manger, commander et le chef s'occupe de tout ! 



1- Il prend des pâtes soigneusement conservées. 


2- Il prend également plusieurs variétés de viandes pour l'accompagnement. Tout ça posé à l'air libre, c'est certainement pour donner plus de goût !


Ceux-là je les connais ! Ce sont des boulettes de boeufs ! 


3- D'un côté on fait bouillir les pâtes, de l'autre c'est la soupe qui mijote ! 


4- Une fois prêt, mettez le tout dans un bol, et bon appétit ! 

vendredi, 20 juin 2008

J+56 Chaozhou, la terre de mes gènes



 


Chaozhou, également appelé Teochew, situé dans la province de Guangdong, est cette ville, ou plutôt cette région, d’où proviendraient mes parents...


Bien que je sois né à Aubervilliers, à 9 672,88 km de là, je connais bien le dialecte local de Chaozhou. Depuis mon enfance, c’est avec cette langue que mes parents m’ont élevé. Ils auraient très bien pu le faire en mandarin, la langue nationale, mais comme ma grand-mère vivait avec nous et ne connaissait que cette langue ce fut plus simple de l’utiliser. D’ailleurs, mes oncles et mes tantes en France ont également transmis ce dialecte à leurs enfants. À la maison c’était donc le chaozhou, et à l’école j’apprenais le français. Naturellement, avec mes frères et sœurs, nous parlions en français. Pourquoi ? Je ne sais pas, cela se fit naturellement....


Mais aujourd’hui, je n’ai plus de lien familial dans cette région. Papa et sa famille ont quitté la région lorsque lui-même était tout petit à cause de la guerre civile. Ils faisaient alors partie des Chinois qui se sont réfugiés au Cambodge. La famille de ma mère quant à elle avait déjà émigrée dans ce même pays depuis un bon moment. C’est là-bas qu’elle est née. Elle y a donc grandi mais ne parle pas le cambodgien. Restant dans sa communauté, les Chinois de là-bas se parlaient en chaozhou. C’est donc au Cambodge, entre Chinois d’une même communauté que mes parents se sont rencontrés.


La suite ? Coup d’état militaire au Cambodge, guerre civile, et c’est peu avant 1975 que mes parents fuient le pays pour venir se réfugier en France. Heureusement pour eux car quelques temps après, le dictateur Pol Pot et les Khmers rouges prirent le pouvoir. Mes parents venaient alors d’échapper à l’un des plus grands génocides du siècle dernier. Près de 2 millions de victimes. S’ils étaient restés là-bas, je n’aurais certainement jamais vu le jour.


S’ils étaient retournés en Chine, je n’aurais certainement jamais vu le jour également. Avec la politique de l’enfant unique, moi qui suis le troisième. D’ailleurs, ils ont su gardé les traditions des familles nombreuses. Nous constituons une tribu de 6 enfants ! Chose qui est aujourd’hui inconcevable en Chine. Ici à Chaozhou, c’est limité à 2 enfants. Lorsque je raconte aux gens que j’ai 5 frères et sœurs, ils sont très surpris : "Balaize ta mère !" 


Le Chaozhou est la langue chinoise parlée au Cambodge mais aussi en Thaïlande. Également parlée par des minorités à Hong Kong, au Viêt-Nam, en Malaisie, à Singapour, en Indonésie et constitue l’un des dialectes chinois les plus représentés en France. Historiquement, la ville était l’un des berceaux de "La route maritime de la Porcelaine". Les hommes d’affaire de Chaozhou seraient toujours fidèles à leurs paroles et l’homme le plus riche d’Asie M. Li Ka-Cheng serait né dans une petite ruelle de Chaozhou. (merci Internet !)



En venant ici à Chaozhou, là d’où provient le dialecte que je parle, je peux bien évidemment communiquer avec les gens. Beaucoup plus à l’aise qu’en mandarin, cependant je sens une énorme différence quand je parle à un local. Forcément, avec le Chaozhou que je parle, qui a fait un aller-retour par la France, en passant par le Cambodge, il y en a eu des transformations de mots, de syllabes, et de ton. J’ai l’impression qu’ils me parlent tous en "Chaozhou Ch’tis" ! Mais en fait, c’est plutôt moi le "Ch’ti’ ici ! 



Même si je n’ai plus de famille ici, en voyant la ville de Chaozhou sur la carte de Chine, j’ai eu l’envie d’y aller. Maintenant que j’y suis, cela me fait un petit quelque chose... Je ne sais pas quoi exactement, mais un petit quelque chose...



Bisous Maman, bisous Papa ! 

jeudi, 19 juin 2008

J+55 Arrivé à Chaozhou



Je suis donc arrivé hier soir à Chaozhou. Cette fois-ci le bus s'est bien arrêté au terminus...




 


La première chose à faire en arrivant était bien évidemment de trouver une chambre pour la nuit. En sortant du parking des bus avec ma grosse valise, de l'autre côté  de la rue, j'aperçois un immense hôtel. Le Chao Zhou Hôtel. Il à vraiment de la gueule et doit certainement avoir les 5 étoiles chinoises. Sur le trottoir juste devant l'hôtel, de belles voitures sont garées en bataille. Pas de place pour les piétons qui sont obligés de marcher sur la route. En Chine, le pouvoir et l'argent permet tout.  


Je rentre alors à l'hôtel et demande le prix d'une nuit. C'est 450 yuans (45 €). Trop cher ! J'insiste, j'insiste, j'insiste et le prix descend alors à 350 yuans (35 €). Le prix serait ridicule en France, mais je ne suis pas en France. Je prends donc mes clics et mes clacs et m'en vais voir ailleurs.



Plus loin, je trouve une devanture qui ressemble à un hôtel. Tout est écrit en chinois et sur une grosse banderole, je lis uniquement un prix : 100 yuans. Je demande alors à l'espèce de gardien assis sur une chaise devant l'établissement si le lieu est un hôtel. Bingo, s'en est un. En plus le couple à l'accueil parle le Chaozhou, mais assez différent du mien. La nuit est bien à 100 yuans (10€). Adjugé acheté pour ma part ! On me demande une pièce d'identité, je présente alors mon passeport. Et là surprise, on m'explique que l'établissement n'a que deux étoiles et qu'il leur est interdit d'accepter des étrangers. Seuls les hôtels avec un minimum de 3 étoiles peuvent accueillir les non-Chinois. Zut ! J'insiste en leur disant que cela ne me dérange pas, et qu'on fait comme si j'étais chinois-chinois! Mais très réglo, ils refusent et me conseillent un autre hôtel pas très loin d'ici. Et l'hôtel minable dans lequel j'ai pu dormir dans la ville inconnue alors ? Il n'avait même pas d'étoiles !



Je me rends donc à l'hôtel indiqué. C'est 160 yuans (16 €) la nuit avec connexion Internet. Très important la connexion !
L'hôtel est bien mieux que celui de la veille. Même si j'ai l'impression que les fenêtres sont ouvertes tellement elles n'isolent pas. Mais cela ne me dérange pas : en France j'habite sur une nationale. La table de chevet "spécial centrale" me fait toujours sourire. C'est juste pour faire classe, mais les boutons sont inversés. Le bouton "TV" commande la lumière et le bouton "room" commande la TV. Pour ne pas remarquer le mauvais état du matelas, une couverture est placée juste en dessous du drap. Du coup, c'est la couverture qu' on remarque. L'apparence chinoise...







Je vous parle de mon arrivée parce qu'il ne fait que pleuvoir très fort tous les jours non-stop depuis que je suis ici. Et franchement, j'ai vraiment pas eu envie de me mouiller. En plus que je suis un peu malade... 



Malgré tout, ce soir, je suis quand même sorti faire un petit pour ne pas mourir de faim. Et dans la rue, un peu plus que dans les autres villes où je suis passé, c'est plein plein plein de petits restaurants. Dans des locaux très modestes ou des cuisines-roulottes, manger dans la rue est commun a chacun ici. Cela crée une animation qu'on ne retrouve pas en journée. Ils donnent l'impression d'apparaître seulement le soir venu. Certes, les normes d'hygiènes ne sont pas les mêmes qu'en France, mais on s'y fait ! Je me suis laissé tenter par un plat de nouilles sautées ! 


















mercredi, 18 juin 2008

J+54 Mon triste Euro de Chine... (parenthèse foot ! Désolé pour les autres)


 

Voilà ! C'est fait ! l'équipe de France est déjà éliminée de cet Euro 2008 ! C'est David Trezeguet qui doit bien se marrer à l'heure actuelle ! Parfois je me demande pourquoi j'aime tant ce sport ? Gâté tout au long de l'année avec un grand PSG toujours aussi surprenant, et pour finir la saison en beauté une équipe de France ridicule.


Un euro que j'ai passé seul devant ma TV dans mes différentes chambres, sans amis, sans famille sans bière ni pizza... Non, j'oublie la fois où j'ai regardé un match à minuit avec un Chinois dans l'auberge sur l'île avec des nouilles instantanées. Mais c'était nul, il y avait beaucoup trop de moustiques ! Et quand j'ai demandé au Chinois son équipe favorite, il m'a répondu "l'Argentine !". Et en Europe son équipe favorite était l'Angleterre. Super ! Deux équipes qui ne jouent pas l'Euro ! Mais il pouvait tout de même me citer plein de grands joueurs de l'Euro ! 

 

Excepté avec lui, je n'ai pu discuter de l'Euro ni de foot avec aucun Chinois. Le plus gros problème étant bien évidemment le décalage horaire. En début de compétition les matchs de 18h se déroulaient à minuit ici. Les matchs de 21h commençaient donc à 3h00 du matin ! Super ! Du coup, j'avais l'impression que l'Euro n'intéressait personne ! En me baladant le soir à l'heure des matchs à minuit,  le peu de personnes réunies devant des TV regardaient des films chinois. Il y a juste Vincent, mon ami français de Shanghai, qui m'a dit qu'il avait trouvé un bar génial pour suivre les matchs. Mais il n'y avait pas de Chinois, seul des Français et des Hollandais s'y rendaient. J'imagine l'ambiance le soir de la branlée ! D'ailleurs lorsque j'étais à Shanghai, il y avait un manager de l'auberge qui aimait le foot. Il connaissait aussi plein de noms de joueurs et adorait jouer au jeu de foot sur la console.

Dans les rues, je n'ai encore aperçu aucun gamin, aucun jeune jouer au foot. J'en ai vu jouer au basket, au badminton, au ping pong, au cerf volant mais pas de foot ! 

A la TV, c'est la chaîne de l'état CCTV 5 qui retransmet tous les matchs. Spécialement depuis peu, la chaîne adopte pour logo les anneaux olympique. Une Chaîne qui ne retransmet que du sport. Du Ping-pong, du badminton, il y a eu Roland Garros et l'Euro, mais je doute qu'ils retransmettront le Tour de France! En avril ils diffusaient également beaucoup de foot Anglais. Les équipes favoris des Chinois étant les grands clubs Anglais.
 

 

 Bref je ne trouve pas que les Chinois soient des grands passionnés de foot ! 
A la fin du match France-Italie, Les analyses Chinoises parlaient d'un manque de "Zidane"! Même en Chine Zizou est le plus grand !

Le plus amusant reste que lorsqu'il m'arrive de dire aux gens que je viens de France,et que mon interlocuteur me répond invariablement "ZIDANE !!!" et ensuite me mime le célèbre geste du coup de boule de notre héros national!

Domenech à l'ANPE ?! 


mardi, 17 juin 2008

J+53 Un dernier tour à la casse et j'me casse !


 

Bon ! Qu'est-ce que je fais à présent ? J'ai beaucoup hésité. Une nuit dans cet hôtel bidon de plus ou pas? Finalement je l'apprécie bien. J'aime bien aussi le petit quartier de la casse, il y a plein de trucs intéressants si j'y fouine.

Mais hier soir, je mourais tellement de faim que je me suis acheté du canard laqué dans un de ces restos de rue avec l'hygiène plus que douteuse, voire inexistante. Et quelques heures après, mon estomac a finalement rejeté ce pauvre canard qui n'avait rien demandé. J'ai également fait connaissance avec mon compagnon de chambre. Un cafard gros de la taille de mon pouce. 

Tout ceci m'a finalement aidé à prendre ma décision. Je parts donc aujourd'hui ! Direction Chaozhou, là où je comptais me rendre initialement, mais j'ai atterri ici et je ne connais même pas le nom de la ville ! 

 

Avant de partir, je vais faire un dernier tour dans ce quartier que j'appelle "la casse".  Je m'enfonce un peu plus qu'hier sur un côté du quartier. Il n'y a qu'un chemin et pas de bifurcation alors je continue tout droit. Nous ne sommes pas loin d'un fleuve et par endroit c'est vraiment crade. Sur les côtés, se trouve à présent des petites fabriques d'une espèce de pot en terre. Des personnes y travaillent, mais je n'ose pas aller les interrompre. Ils me regardent d'ailleurs d'un air méfiant. "Qu'est-ce qu'il fait là celui là ? Qu'est-ce qu'il veut ce mec là?"


 
 


 


Je continue et la rue donne finalement sur des espèces de champs qui ressemblent à une décharge. Je me rends compte que finalement il y a des gens qui y vivent à l'intérieur. Certains gros tas sont, en fait, des habitations. Je croise même quelques poules. Et Juste derrière, des bâtiments tous neufs. Un type sort de sa maison, ou plutôt de son abris et me dévisage complètement. Avec mon appareil photo et mon t-shirt blanc, je ne me sens alors pas très à l'aise, et décide de rebrousser chemin. On ne sait jamais. J'aurais bien aimé taper la discute, mais s'il m'arrive quelque chose ici, qui le saura ? 




 

 


 


 


 


 

 

Finalement, je rentre à l'hôtel préparer mes affaires pour partir. En route, je décide de rentrer dans le commissariat pour demander le nom exact de la ville où je me trouve. La charmante policière me dira que je suis dans la ville de Jie Yang. Je l'ai même retrouvée sur ma carte de Chine. Ce n'était donc pas un coin si paumé que ça.

 

Je me rends ensuite à l'endroit où le bus m'a déposé deux jours plus tôt. Je demande un billet pour Chaozhou. La dame m'en vend un et me dit de me rendre derrière, là où il y a tous les bus. Mais ne sachant pas lire un caractère, je suis perdu avec mon billet tout en Chinois. Je ne sais pas vers quel bus me diriger. Je demande de l'aide aux personnes autour de moi, mais personne ne veut apparemment m'aider. Un quart d'heure plus tard, un bus rentre, fais le tour et une dame crie " Chaozhou !". Enfin, j'ai mon bus ! 

Cette fois-ci je prends le soin de demander à un passager de me dire lorsqu'on arrivera à Chaozhou. Mais celui-ci me répondra que Chaozhou c'est le terminus. 

Une heure plus tard, me voilà à bon port. Enfin, je suis à Chaozhou ! 

lundi, 16 juin 2008

J+52 Mais où suis-je ???


 


Un hôtel bidon, rien à manger dans le coin, je ne sais même pas dans quelle ville je suis ! Autant partir aujourd'hui, mais non ! Moi et ma logique avons décidé de quand même rester une petite journée histoire de voir ce qu'il y a ici. 


Tiens ! En regardant par la fenêtre de ma chambre, c'est le parking de la police ! Mais c'est quoi toutes ses motos ? Des perquisitions? 





Je me rends à la réception de l'hôtel pour leur annoncer que je reste une nuit de plus. La porte derrière le comptoir donne sur pièce avec plusieurs lits et une TV. Comme très fréquemment en Chine, le domicile est le même lieu que celui du travail. Je demande également à combien de temps est la ville de Chaozhou, ma destination initiale. Elle serait à une heure de route. Je redemande également honteusement le ville dans laquelle nous nous trouvons, mais à la prononciation de la réponse, incompréhensible. Tant pis. Sortons faire un tour. 


En arrivant hier, contrairement à toutes les autres villes que j'ai vu, il n'y a pas encore de grands buildings partout et pas de constructions mirobolantes. Du peu que j'ai vu, l'environnement avait l'air très vétuste.  





Tout juste devant l'hôtel, une délimitation au sol. A droite la ville bien bétonnée, et à gauche une rue qui a l'allure de casse. 




 





 


Forcément, pour ma petite promenade, je préfère la casse ! Je rentre à l'intérieur, la route est en mauvais état et les quelques commerces sont plus que modestes.


 






Nous sommes en début d'après-midi et l'on peut apercevoir quelques personnes en pleine sieste.






 


Un peu plus loin,  je traverse un petit pont, puis j'ai l'impression de me retrouver dans une zone industrielle, mais les édifices sont bien des habitations. Des foyers qui servent en même temps de lieu de travail comme des épiceries, des ateliers de coutures ou encore de boutiques d'électroménager. 







 


J'aperçois un vieil homme qui coupe du bois. A côté de lui, sa femme et derrière eux, leur petite épicerie. J'entame la conversation en leur achetant une brique de jus de thé. Un yuan (0,1€) me demande la dame. Je lui tends une pièce d'un yuan mais celle-ci me la refuse : "Non, ici on accepte pas les pièces!" - "Pourquoi?"- "Personne ne les connaît ici". Je lui donne alors un billet d'un yuan, pendant qu'elle scrute la pièce comme ci elle n'en avait jamais eu. On se comprend en Chaozhou, mais il est évident que je sens une différence immense. Des expressions, des mots se retrouvent mais surtout divergent. Je leur demande alors à quoi sert le bois que le grand-père est en train de couper ? Ils me répondent alors que c'est pour chauffer l'eau, pour pouvoir se laver. "Vous n'avez plus besoin de tout ça vous maintenant !", Me lance la vielle dame. 


 



 


Elle me raconte également qu'elle a trois enfants, des garçons. L'un a des problèmes mentaux, il est parti se coucher, et les deux autres ne vivent plus ici. Ils sont à la campagne où ils cultivent. Je lui demande si les champs sont loin. Elle me dit alors qu'autrefois il y avait des champs partout dans le coin, mais qu'aujourd'hui, ils ont construit partout partout partout ! Et qu'à présent, ils faut aller très loin pour atteindre les premiers champs. Le papy a fini de couper son bois, c'est alors la mamie qui s'occupe de tout ramasser et de le mettre dans un sac plastique. Je leur dit au revoir et m'en vais faire un tour en ville. Je me rends compte alors que ce fameux quartier de "la casse" est entouré de béton. Moi qui pensais que j'étais à la limite de la campagne, eh bien non. C'est juste un quartier où les habitants ont préféré rester avec leurs moyens modestes, comme s'ils avaient refusé l'évolution urbaine.

Tant qu'ils se sentent bien !




Et à peine à 500 mètres de là... ça continue de construire !


 




Quant à moi, je ne sais toujours pas dans quelle ville je me trouve. 

dimanche, 15 juin 2008

J+51 Perdu dans un hôtel minable...

Après ces deux jours sur cette île de Guylangu, je continue ma route en direction d'Hong Kong. J'ai encore réservé un bus longue distance. Cette fois-ci, ce sera pour la ville de Chaozhou (Proncez Tchaotdjo). 

Le "Chaozhou", également appelé "teochew", c'est le dialecte que je parle à la maison. Je me dois donc de passer dans cette ville où je pourrai m'exprimer dans ma langue maternelle. Malheureusement, je ne trouve quasiment rien à propos de cette ville sur Internet. Et bien évidemment, Chaozhou n'est pas répertorié sur les sites de réservations d'hôtels. Comment faire ? Tant pis, allons-y ! On verra bien sur place ! 

Sur la photo ci-dessous, vous pouvez apercevoir là où j'ai réservé mon billet de bus. Ici ils vendent des boissons, des glaces, des cigarettes, et surtout ce qui m'intéresse, des billets de bus longue distance. Comment je l'ai su ? Simplement grâce aux posters avec des bus qui sont affichés derrière le guichet. C'est à ça qu'on reconnaît l'activité de vendeurs de billets de bus. 


Je suis donc venu réservé la veille. J'ai payer 90 yuan, il y en a pour 5 heures de routes d'après la dame qui m'a encaissé. Elle me dit de venir ici même le lendemain à 14h.

Aujourd'hui donc, je suis en avance de 10 minutes (exploit !) au point de RDV. C'est un homme, son mari qui est là. Il me dit qu'un mini-bus viendra me chercher à 14h20 pour me transférer vers le car qui m'emmènera à Chaozhou. Le temps passe, je m'impatiente... 14H30... 14H40... Je me dis alors que je vais demander un remboursement. Mais le type ne cesse de passer des coups de téléphones pour savoir où en est le minibus. 15h, c'est tout précipité qu'il me dit que le minibus est enfin arrivé. 10 minutes de routes, et hop, c'est en pleine rue qu'on me débarque pour me dire de monter dans un car. Je demande confirmation à l'hôtesse si ce bus va bien à Chaozhou ! Elle me dit oui. 

 

Le bus prend encore quelques personnes sur la route et c'est parti ! Le paysage est cette fois-ci un peu plus agréable avec beaucoup moins de chantiers. De belles verdures, des petits étangs... mais la vitre est sale. Je m'endors... 

 

En me réveillant, le bus dépose un type sur l'autoroute au niveau d'une bretelle de sortie... j'hallucine ! Le type se met alors à marcher tranquille que le bus redémarre. 

Le bus s'arrête de temps en temps et dépose les gens. Pour ma part, je n'ai pas à m'en faire, normalement je descends au terminus. 

Une fois arrivé, la ville me semble beaucoup moins haute que celles que j'ai vues auparavant. Pas de grands building, et je n'ai même pas vu de McDo. Forcément, je suis accueilli par une horde de taxis. Je demande à l'un d'eux de me déposer à un Hôtel. Je teste alors mon dialecte... Mais le type parle avec un tel accent que je ne comprends quasiment pas ! C'est donc dans un mélange de mon dialecte et de mandarin que j'arrive à lui faire comprendre ce que désire. 

Le taxi me débarque dans un hôtel... Mon dialecte ne fonctionne toujours pas. La dame à l'accueil demande à son mari de venir l'aider car elle ne me comprend pas. La nuit est à 80 yuans (8 €). Je crois que c'est un prix-touriste vu l'apparence de l'établissement. Après avoir tout réglé, le type m'annonce le numéro de la chambre. "Mais il n'y a pas de clef?" - "Non, une dame à l'étage va t'ouvrir". En effet, arrivé à l'étage, c'est une dame avec un immense trousseau qui s'occupe d'ouvrir les portes à chaque client. Rassurant ou inquiétant ? Je ne sais plus trop quoi penser, et j'en suis tout perturbé. La dame au gros trousseau me présente ma chambre, me donne un thermos avec de l'eau chaude et me montre la climatisation. Je lui demande alors où est la télécommande. Elle part la chercher, revient et me demande qu'elle température je souhaite. Elle m'explique qu'il y a qu'une télécommande pour toutes les chambres et que c'est elle qui la garde ! Sympa tout ça !

Pour un Occidental primaire comme moi, l'état de la chambre n'est vraiment top ! Au toilettes, WC turques sans chasse d'eau ! Il faut remplir un saut d'eau et le balancer ! Pour la douche, c'est à même le sol. L'eau s'évacuera par le petit trou où passe le tuyau du lavabo. Le plafond de la chambre se décolle, le lit est inconfortable, une fenêtre est cassée et ne ferme pas. Mais pourquoi j'ai quitté la jolie petite île où j'étais ?!

  


La nuit est tombée, je n'ai encore rien avalé de la journée. Je sors me  chercher quelque chose à grignoter. Mais dans la rue, c'est un peu la misère. Il n'y a que des petits restos de rue où la nourriture est à l'air libre et où les mouches se régalent. J'ai déjà mangé dans des trucs très limites, mais là je peux pas. Moi qui mange n'importe quoi d'habitude... Cette fois-ci il n'y a vraiment rien qui me tente. Je rentrerais finalement dans mon 4 étoiles avec des nouilles instantanés (même elles auront l'air suspectes). 

 

Mais étrange, les gens avec qui j'ai parlé dans la rue ne me comprennent pas. Ils parlent avec un mélange de Mandarin et de Chaozhou que j'ai beaucoup de mal à saisir. C'est dans un gros doute que je demande au type à l'accueil de l'hôtel si nous sommes bien ici à Chaozhou ? Eh bien non ! Zut ! Il m'annonce une ville que je connais pas... une ville avec un nom inaudible.  Aïe... Je ne sais pas où je suis ! 

samedi, 14 juin 2008

J+50 L'île sans voitures !

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Gulan Yu. En Chinois cela signifie : l'île assoupie. Grande d'un peu moins de 2 km carrés, cette île fut investie par les Occidentaux aux XIXe et XXe siècle. Aujourd'hui, ce sont surtout des Chinois qui y vivent pour y faire tourner le tourisme. Les voitures y sont interdites, ce qui rend le cadre encore plus agréable.

Cette île fait partie de la ville de Xiamen qui comme toutes les métropoles en Chine, s'est complètement transformée ces dernières années en construisant des tas de buildings ! 
Petite visite de l'île en photos.

La ville de Xiamen vue de l'île 

Pour accéder à l'ïle, il faut prendre un ferry-bus qui fait la navette toutes les 5 à 10 minutes. 8 yuans (0,8 €). Pour ceux qui doivent le prendre tous les jours, il y a également l'équivalent de la carte orange ! 

Toute la journée, l'île est prise d'assaut par les touristes. 

  

Les restaurants proposent des produits de la mer très diversifiés. Je n'avais encore jamais vu des moules grandes de plus de 30 cm mais aussi des animaux vraiment étranges.


On vend un peu de tout n'importe comment : Des sèches séchées à même le sol. 

Et des souvenirs tout en coquillages !

Pour ce qui est des visites : des temples et des petites ruelles authentiques. 

Et monter sur le plus haut sommet de l'île permet d'admirer un magnifique paysage.

Beaucoup de touristes se baignent mais avec le nombre de bateaux qui tournent autour de l'île, je doute de la proprété de l'eau. 

Voici quelques photos...

Voici ma chambre ! 5 à 6 mètres carrés à peine! Mais toute sympathique !

vendredi, 13 juin 2008

J+49 Etape suivante : Xiamen ![Attention ! Ce n'est pas la ville originaire des X-men ! ]


J'ai passé 4 nuits passées à Fuzhou, cela m'a suffi! Je veux voir la cambrousse! A onze heures, un car m'emmènera dans la ville de Xiamen, à 200 km au sud, où, dit-on, le paysage est joli.  Une étape de plus sur le chemin qui mène à Rom... heu, qu'est-ce que je raconte ?... à Hong Kong, bien sûr ! 


En trimbalant ma grosse valise, je me dis que c'est vraiment pas pratique pour faire le routard ! J'ai une quantité de choses à l'intérieur dont je pourrais me passer. Mais tant pis ! Je ne vais quand même pas jeter mes affaires, si futiles soient-elles.

Le taxi qui me dépose à la station des bus me demande un yuan de plus que prévu. Ce fut tout le temps comme ça ici à Fuzhou ! Delia m'a expliqué que c'était normal et que c'était pour compenser la hausse du carburant... Sont vachement au courant des hausses ici ! 


J'arrive donc dans le parking où les cars s'apprêtent à partir et ont m'indique le mien. "C'est le n°8, le blanc". Une jeune et charmante hôtesse à l'extérieur du car m' accueille : elle vérifie mon billet et essaye de me faire monter. Elle fait le tour du car en tapant dessus, mais apparemment le chauffeur s'est endormi ! Mieux vaut maintenant qu'en roulant. Le chauffeur n'émergera qu'à 11 heures moins dix. Pas rassurant tout ça... 

Il y a quand même près de 4 heures de car. Etrangement nous ne sommes que deux passagers. Moi et un autre type. Je demande à l'hôtesse si c'est normal, elle m'assure que les autres voyageurs vont arriver. 11 heures pile, finalement 5 autres passagers montent dans le véhicule. En fait le car passera dans plusieurs stations de la ville pour récupérer d'autres personnes. Nous quittons la ville avec 13 passagers, à 80 yuan (8€) par tête, je ne sais pas si c'est très rentable. Avec les salaires du chauffeur et de l'hôtesse et bien entendu le carburant, ça doit faire juste !

Sur la route, je m'attendais à voir de sympathiques paysages, voir des magnifiques rizières ou autres. Mais hélas, c'est surtout des chantiers, des chantiers, et des chantiers que j'ai vu ! Ca construit de partout en Chine ! J'en suis étonné tellement j'ai vu tant de chantiers en 4 heures de routes. Juste quelques vaches, quelques buffles, et quelques champs. Et des chantiers !

Arrivé dans Xiamen, encore et toujours des buildings... J'en peux plus ! J'en ai marre ! Où sont mes verts paturages !Pour compenser je me suis fait un petit plaisir : j'ai pris une chambre sur une île ! C'était à peu près les mêmes prix alors pourquoi pas ! Mais la chambre n'est seulement pour une seule nuit !  A cause du Dragon Boat Festival qui a lieu aujourd'hui. Du coup, il faudra que je trouve une solution pour ne pas passer ma deuxième nuit dans les rues de Xiamen. D'ailleurs, je m'attendais à voir des courses de bateaux pour célébrer le festival, mais rien du tout ! Sûrement la hausse des prix du carburant !


Pour atteindre l'ile, il n'y a pas de pont ! Comment y accéder alors ? Il suffit de prendre le ferry qui fait des allers-retours toute la journée. Malheureusement je me trompe et prend un bateau qui fait le tour de l'île avant de nous y déposer. C'est pas plus mal finalement.  A vu d'oeil, il faudrait 2 à 3 heures pour faire le tour à pieds. Je m'attendais à un petit coin paradisiaque, mais c'est en fait une immense usine à touristes. Surtout Chinois et asiatiques en l'occurrence. Je ne croise que deux visages pales, des Français qui faisaient le tour des hôtels complets afin de trouver un toit pour la nuit. Peut-être moi demain soir.


A l'intérieur de lîle, c'est une véritable petite ville. Mais l'essentiel des commerces sont destinés aux touristes. Il y a même un Mcdo! Comme partout en Chine d'après ce que j'ai vu. Mais je préfère les stands de brochettes, qui sont également partout en Chine! Mon petit repas du soir, mais comme nous sommes sur une île, forcément il y a du poisson! Ici sur l'île, ses marchands me disent que c'est beaucoup plus facile de gagner sa vie. Il n'y a que des touristes qui achètent leur nourriture. Et comme c'est plein de touristes ici...

Ensuite, je me fait ma petite balade, mais la nuit tombe. Je me perds, bien évidemment. Je retrouve la plage, je la longe, et c'est au bout d'un très long moment que je retrouve enfin mon chemin. 


L'île s'est vidée, seul ceux qui y dorment sont restés. On entend alors pas mal de bruits d'animaux. Des oiseaux bizarres et des chats. Eh oui, la chose merveilleuse sur cette île que j'ai oublié de préciser, c'est qu'il n'y a pas de voitures !

Programme de demain, petite visite de l'île!


mercredi, 11 juin 2008

J+48 Delia et le Dragon Boat Festival





















Je passe ma quatrième et dernière journée à Fuzhou en compagnie de Delia, l’amie de Michael. Je lui ai demandé si elle pouvait m’emmener quelque part d’original, histoire de voir un peu la ville. Cela ne la dérange pas, mais le seul problème, c’est qu’elle ne voit pas trop où elle pourrait m’emmener. Il n’y a donc pas d’endroits incontournables à Fuzhou ? 


Delia est née à Fuzhou, a grandit à Fuzhou et travaille aujourd’hui à Fuzhou. Pour compléter son état civil, je voulais connaître son âge, mais elle a soigneusement évité tous les pièges que je lui avais tendus. En Chine aussi, il semblerait que demander l’âge d’une jeune femme ne se fasse pas. Mais je pense qu’elle doit avoir à peu près la trentaine...


Je ne sais pas si elle a mal pris mes assauts répétés, mais lorsque je lui ai dit que je l’appellerai pour se donner rendez-vous, elle m’a répondu : « Non, envoie-moi plutôt un message, je ne comprends pas ton chinois, il est trop mauvais » ! Ok d’ accord, un partout... Elle m’a envoyé me faire balader !


Delia fait partie de ce genre de filles « dépourvue de vices ». Rien ne la dérange, n’est pas intéressée par l’argent, dévouer si j’ai besoin d’aide, ne fume pas, ne boit pas. Elle ne cherche pas à faire la gentille, elle l’est juste naturellement. Elle m’a notamment aidé à réserver une chambre pour Xiamen, et j’ai eu beau insister pour qu’elle utilise mon téléphone mais non, elle ne voulait pas ! Quant on sort manger ? Elle insiste toujours pour payer... C’est exaspérant ! Mais c'est moi qui offre... De force! 


En arrivant au rendez-vous, elle m’apporte des bananes. C’est vrai que les fleurs c’est joli, mais ce n’est pas très nourrissant ! Ca pourra être utile si j’ai une petite faim en allant se balader dans un joli parc au bord du fleuve du Ming Jiang où elle a décide de m’amener. Et surprise ! On découvre que Dragon Boat festival est en pleine préparation.


Je bombarde alors Delia de questions pour en apprendre un peu plus sur elle. Elle n’aime pas manger de poissons comme beaucoup de chinois, ni de cou de canard ou pattes de poules, ne pratique pas de religion et aime faire du jogging. Flanquée d’une sœur et d’un frère, elle habite toujours chez ses parents et n’a pas de petit-copain parce qu’elle est « trop occupée par son boulot ». Elle travaille dans des bureaux pour une boîte de logistique et gagne à peu près 2 000 yuans (200 €) par mois. Elle estime qu’à Fuzhou c’est un salaire correct mais loin d’être mirobolant. Lorsque je lui demande si elle apprécie son job, c’est une réponse très chinoise qu’elle me donne : « Je suis obligé d’aimer mon travail, c’est ce qui me permet d’avoir un salaire ». « Tu aimes la Chine? », lui demandé-je pour me venger que tout le monde me harcèle de cette question : « Bien sûr que j’aime la Chine ! Je suis Chinoise ! » Donc rien à changer, quoi !


Delia n’est jamais sorti de Chine mais voyage dès qu’elle le peut dans ce pays « qu’elle aime » et qui est immense. Elle me dira d’ailleurs en anglais : « Je ne suis jamais sortie de la Chine mais je pense que c’est le meilleur pays au monde ». L’esprit patriotique avant tout ! 


La pluie s’invite et écourte notre petite balade. On se réfugie sous un abri. Dans son sac, elle a apporté des fruits : pommes, bananes et mangues. Avec le couteau qu’elle a toujours sur elle –à part McGyver, je connais personne qui fait ça – elle épluche sa pomme et me l’a donne. Sympa !


En se quittant, je la remercie pour tout, et je lui apprends à dire au revoir à la française, c’est à dire la bise. Amusant ! Elle ne s’y attendait pas ! J’ai d’ailleurs eu beaucoup de chance, on ne sait jamais comment va réagir une fille surprise avec un couteau à la main !



Le Dragon Boat Festival



Lorsque Delia m’a expliqué que les tambours sur les bateaux qu’on entendait étaient pour le Dragon Boat Festival, j’ai d’abord cru qu’elle me parlait de Dragon Ball. Rien à voir ! Le Dragon Boat Festival se déroulera demain un peu partout en Chine. Là où il y a de l’eau, bien évidemment.


La légende raconte qu’il y a plus de 2 000 ans, un certain Qu Yuan, célèbre pour ses poèmes et son dévouement pour le bien de la nation, s’est suicidé en se jetant dans un fleuve en signe de protestation. Le peuple qui l’appréciait beaucoup a essayé de retrouver sa dépouille en draguant le fleuve à bord de bateaux. Pour éviter que les poissons ne mangent son corps, on jetait des boulettes de riz gluant et des œufs. Certain disent même qu’on y a versé du vin pour saouler les poissons.


Chaque années, au 5e jour du 5e mois du calendrier lunaire, date de la mort du protestataire, c’est le Dragon Boat Festival. Des courses de bateaux en formes de dragons sont organisées. C’est la fête et on y mange des gâteaux de riz triangulaires et on boit du vin pour commémorer Qu Yuan. Au fait, c’est pas les poissons qu’on devait gaver et saouler ?!




mardi, 10 juin 2008

J+47 J'ai trouvé des billets pour les JO de Pékin ! Enfin presque...


Michael est parti prendre son train, je l’ai accompagné dans la rue et j’en ai profité pour retirer du liquide. Beaucoup de banque sur l’avenue de l’hôtel mais aucune avec le fameux logo « visa ». Jusqu’à ce que je tombe sur la Bank of China. Plus qu’une simple agence, ça à l’air d’être une centrale vu la taille de l’endroit et le nombre de guichets.


Je retire du liquide. Puis j’aperçois des publicités « Beijing 2008 Ticketing » un peu partout.





Si je pouvais me procurer des places pour les JO ce serait terrible ! Je n’y crois pas trop, mais je tente quand même le coup !


Une dame du personnel me dit qu’il n’y a plus de billets en vente. Dégoûté, mais je sens l’entourloupe... Je persiste et me rends à un autre guichet. Celle-ci me dit alors que oui, il est possible d’acheter des billets ! Cool ! Elle me dirige alors vers un autre guichet et là, le type m’explique qu’il n’y a en vente que des places pour les compétitions de football.


Tant mieux, j’aime le foot ! Mais c’est vraiment pas un sport phare des JO. Très peu d’équipes et surtout ce sont les Espoirs qui jouent, c’est à dire les moins de 21 ans. En plus, dans mes souvenirs, les stades de foot aux JO étaient parfois vides. Tant pis ! J’en veux quand même !


L’homme me demande alors : « Vous les voulez dans quelle ville ? » Il me propose trois villes dont Shanghai, mais pas de Beijing ! Mer…credi ! C’est quoi la ville la plus proche de Pékin ? «  Tianjin », me répond-t-il. Le type m’assure qu’il est possible de faire l’aller-retour dans la journée. C’est toujours ça, après ça !


La bonne nouvelle concerne les tarifs ! De 40 yuans (4 €) à 100 yuans (10 €). 10 à 20 fois moins cher que d’aller voir jouer le PSG à Paris ! Je choisis les places les moins chères, il y a toujours une meilleure ambiance chez les pauvres ! En tout cas, qui aurait pu croire que je passerais plus de 20 minutes à signer des papiers et qu’il faille leur présenter mon passeport ! Enfin ! J’ai mes places pour les JO!


En rentrant je regarde sur Internet où se trouve le stade. Il est à une bonne centaine de km de Beijing ! Quand même ! C’est un match de poule dont on ne connaît pas encore les équipes et dont on ne sait pas si ce sera féminin ou masculin. Surprise-surprise ! J’irais, J’irais pas ? On verra bien...








lundi, 09 juin 2008

J+46 Michael, un compagnon vraiment spécial...


Ma cohabitation avec Michael se passe bien. Malgré les 15 ans de différence, nous sommes tous les deux assez faciles à vivre. Faut dire aussi qu’on ne vit pas vraiment au même rythme : je suis plutôt du genre à rester sur l’ordinateur jusqu’à 4-5 heures de mat’ tandis que lui est se réveille à 5-6 heures du mat’. Du coup, on se croise sur les ordinateurs : moi pour mon blog, et lui pour son invention de patins à roulettes révolutionnaires.


N’ayant qu’un bureau dans la chambre pour deux, il a demandé deux grandes tables. Il emmène également toujours avec lui un deuxième clavier ; celui de son portable n’est pas pratique pour bosser. Alors quand je me réveille en début d’après midi, après une longue nuit sur mon pc, Michael est tout content car lui bosse tranquillement depuis 5 heures du mat’. Bon c’est pas tout ça, mais il serait temps de s’aérer : cet après midi sera consacrer à aller prendre l’air dehors. Mais où ? Sur la colline que nous apercevons de notre fenêtre ? Ou juste à nous renseigner à la gare des horaires et des tarifs des trains et des bus ?


Mais en posant le pied sur l’asphalte, nous optons pour la gare.


Michael risque sa vie pour traverser la route, moi je préfère rester prudent et attend moins de voiture. Oui ! En Chine, « Le piéton a toujours raison » ça n’existe pas et un piéton engagé, est seulement engagé à faire attention à lui !


Une fois la rue traversée, plus de Michael, disparu ! Du coup, j’attends... j’observe cette circulation que je trouve complètement incroyable par moment. Ca va dans tous les sens mais tout le monde à l’air de s’y retrouver, soit piétons comme deux roues et voitures.



Apparemment, Michael est parti… Voilà que je me retrouve à me balader seul. Et passer une heure, je le retrouve par hasard en train de vadrouiller sur une place : « Je t’ai perdu alors j’ai marché doucement, mais tu ne m’as jamais rattrapé ! ». Et c’est là qu’il me rajoute « Je viens d’acheter un billet pour Shanghai, j’ai tellement bien travaillé que je rentre demain. »


Ok, d’accord, c’est du Michael, c’est normal. Vu qu’il s’en va demain, je lui demande alors de m’aider à m’acheter un billet pour Xiamen, ma prochaine destination. Je partirai finalement deux jours après lui en car. Le train c’est bien gentil, mais si je peux éviter de faire en 10 heures ce que je peux faire en 3, c’est mieux !


Le soir, nous retrouvons son amie Delia avec qui nous dînons. Nous avons commandé plus qu’il n’en faut et Michael est heureux. Il a toujours avec lui sa petite boîte en plastique et ce soir, il pourra la remplir avec tout ce qui reste sur la table ! Riz, crevettes, soupe, salade, cacahuètes... Les mélanges ne lui fait pas peur ! De toute manière, une fois dans le ventre, c’est pareil ! Michael est conscient qu’il est obsédé par le non-gaspillage, mais de ce que les gens pensent de lui, il s’en moque. Demain, pour son repas de midi, pas besoin de dépenser, c’est dans la boîte !

dimanche, 08 juin 2008

J+45 Arrivé à Fuzhou !

 


Le train arrive à la gare de Fuzhou. Le trajet a  finalement été sympa et sans soucis : tout le monde peut descendre. La masse de voyageurs s'agglutine vers la sortie où des contrôleurs déchirent un coin de chaque billet. Compostage d'arrivée à la Chinoise ? 





Dès la sortie de la gare, je suis submergé par une foultitude de mains qui me tendent pleins de petites cartes de visites et des taxis clandestins viennent également me proposer leurs services. Mais nous leur préférons finalement un taxi classique. 


Fuzhou est la capitale de la province du Fujian. On y parle évidement le Mandarin mais également le dialecte locale. Encore une fois j'atterris dans une ville toute bétonnée. J'en ai un peu marre, mais forcément lorsque l'on débarque d'une gare ou d'un aéroport, c'est forcément la ville. En même temps qui a dit qu'une ville devait être de béton ? Vivement les montagnes et les campagnes ! Il faudra que je trouve une solution...





Des grandes avenues, une circulation dense, des immenses bâtiments, on se croirait dans un Shanghai plus petit. A la différence que ce n'est pas une ville touristique. Il n'y a que des Chinois. L'hôtel dans lequel nous arrivons fait grande impression,  ça a l'air luxueux mais c'est juste l'apparence. En y regardant de plus près, c'est pleins de petits défauts, mais pour l'équivalent de 16 € la nuit pour deux, on va pas se plaindre.  



Dans la rue, les Chinois dévisagent Michael. Forcément, avec sa tête de Blanc, ils n'ont pas l'habitude d'en voir souvent. Moi par contre, je passe vraiment incognito. Les gens sont alors très étonnés, comme à l'accueil de l'hôtel, lorsque Michael prend les devants pour parler. Faut dire aussi qu'il a vécu plus d'un an avec une Chinoise et du coup à un meilleur niveau que moi. 





Le soir, nous allons dîner avec son amie Delia à qui je lui montre les petites cartes qu'on m'a distribué dans la rue. Les deux premières proposent des réductions pour des saunas et des massages... qui peuvent devenir devenir bien évidemment des massages très spéciaux... alors... Non ! Ce n'est pas ma spécialité. Quant à la dernière carte, plus explicite, c'est toute gênée qu'elle ne me répond quasiment pas. 






 
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