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jeudi, 28 août 2008

J+127 Le test du parapluie, la réponse du vélo



Lorsque j'ai débarqué à Pékin, l'une des premières choses que j'ai faite est de m'acheter un vélo ! Pour 22 €, c'est une bicyclette toute neuve avec porte-bagage et panier à l'avant. Mais à ce prix-là, c'est sûr, c'est du made in China ! En une semaine j'ai dû aller changer deux fois la selle, peut-être à cause de mon gros popotin, tout le vélo se dévissait sans arrêt : le guidon, les freins et les pédales. Bref un vélo d'une durée de vie de quelques semaines. 


Mais au moins avec ça, je me suis complètement fondu dans la masse, et surtout, j'évite le petit quart d'heure de marche pour me rendre jusqu'à ma station de métro. Un métro qui d'ailleurs est plutôt l'équivalent du RER Parisien.


L' entrée du métro se trouve en plein milieu d'une autoroute entre les deux sens de circulation. Pour y accéder, il faut donc prendre une passerelle. Lorsque je m'y rends en vélo j'ai la possibilité d'attacher mon vélo dans l'un de ses fameux parking consacré où des centaines et des centaines de deux-roues sont entassés. Il y un parking de mon côté et deux autres de l'autre côté de l'autoroute.  De mon côté le parking à vélo est payant. Un gardien occupe une petite cabane qui doit faire moins de 10 m² et demande 2 mao ( 0,02 €). 

Je l'ai appris un peu abruptement, lorsqu'en repartant avec mon vélo la fenêtre s'est ouverte : "Tu n'as pas payé !" Ce n'est pas que je suis radin mais je préfère traverser la passerelle pour attacher ma bécane de l'autre côté dans les parking sans surveillance. Ainsi je n'ai pas à payer les 2 centimes mais surtout cela m'évite que mon vélo soit coincé. Vers 23 heures, le couple ferme les grilles du parking et il faut attendre le lendemain pour récupérer son vélo. 

Le plus drôle dans tout ça, c'est que la cabane fait aussi office de mini-épicerie. Il suffit de taper à la fenêtre, de demander ce que vous avez besoin et le couple vous le ramène en quelques secondes. D'ailleurs, le couple de gardien y vit aussi. Derrière la fenêtre il y a une table avec des produits à vendre, ensuite il y le couple, puis un étagère et enfin un lit. Peut-être ont-ils trouvé la solution pour éviter, à l'instar de milliers de Chinois, de quitter le centre-ville pour l'édification des stades olympiques !





Voilà pour la petite histoire des surveillants de parking à vélo, mais revenons à ma bicyclette... Ce matin-là, je me rendais à une épreuve des JO, je traverse la passerelle comme d'habitude, sous un soleil de plomb, sans aucun nuages. En pédalant, je regarde dans mon panier où j'ai posé mon parapluie en me disant qu'il ne me servirait pas de la journée. Une idée complètement absurde me vient alors à l'esprit : Je vais laisser mon parapluie dans le panier du vélo toute la journée pour voir si quelqu'un va me le piquer. 

Dans les livres de voyages, vous verrez qu'il disent que la Chine est un pays plutôt sûr, qu'il n'y a vraiment pas beaucoup d'agressions ni de vols. Moi-même, pour le moment, je n'ai eu aucune mésaventure de ce côté-là et je n'ai vraiment aucun sentiment d'insécurité, contrairement en France. 

J'installe alors mon vélo à mon emplacement habituel, à l'extérieur du parking à vélo contre les grilles. Oui, je sais que ce n'est pas logique mais j'avais pris l'habitude, c'était pour éviter de jouer à "lequel est mon vélo ?" tous les soirs. En plus c'est un emplacement où tout le monde passe et il est impossible de traficoter le cadenas sans être vu. Je m'en vais donc en me demandant si le soir je retrouverai mon parapluie cassé.  


En rentrant de ma journée, je retourne à mon vélo quand surprise ! Mon vélo a disparu ! Zut alors, mais qu'est-ce qui s'est passé ? Moi c'était juste le parapluie que je voulais tester ! Où est mon vélo ?! Je me suis repassé la scène plusieurs fois dans la tête et en ai déduit que j'avais certainement oublié de l'attacher. Je ne me rappelle pas avoir sorti le parapluie du panier, or l'antivol se trouvait à l'intérieur, sous le parapluie ! Concentré sur le parapluie j'ai certainement oublié l'essentiel. Mais peut-être que je me trompe. Peut-être l'avais-je vraiment attaché. Mais je ne pense pas. Je ne saurais jamais. 

Le pauvre gars qui a pris mon vélo, il se rendra vite compte qu'il n'a pas fait une si bonne affaire que ça dans l'état où il était. En plus le parapluie était cassé ! 
Et moi je vais être obligé de faire de la marche à pied jusqu'à la fin de mon séjour. J'avais déjà imaginé la pancarte que j'aurais mis sur mon vélo : "To sell : 80 yuans" ( à vendre : 8 € ).


Moralité : En France ou en Chine, si tu n'attaches pas ton vélo, c'est sûr qu'on te le vole ! 


Commentaires

Petite précision "For sale", pas "to sell".

Bon retour!

Écrit par : Flo | jeudi, 28 août 2008

In China leben so viele Leute und Fortbewegung mit dem Auto ist fast unmöglich. Besser ja wird mit dem Fahrrad oder auf dem Moped, sicherlich wird es schneller sein.

Écrit par : cialis rezeptfre | vendredi, 24 octobre 2014

merci!

Écrit par : propecia rezeptfrei | jeudi, 25 décembre 2014

Les commentaires sont fermés.

 
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